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DURHAM COUNTY: SAISON 2
2009
RÉALISATION: Adrienne Mitchell, Alain Desrochers et Rachel Talalay
SCÉNARIO: Laurie Finstad-Knizhnik, Janis Lundman et Adrienne Mitchell
AVEC: Hugh Dillon, Laurence Leboeuf, Helene Joy, Romano Orzari et Michelle Forbes
L’éclair ne frappe jamais deux fois au même endroit. Voici une expression que j’aime bien et qui représente parfaitement la saison 2 de Durham County. Non pas que cette deuxième saison soit minable, mais simplement que la magie ne s’y trouve plus.
Quelques mois après les événements de la première saison , rien ne va plus. Mike Sweeney fait face au divorce, sa fille Sadie semble prise de trouble psychologique dû à l’agression qu’elle a subie et le procès contre Ray Prager perd de sa solidité. Suite à une enquête, Mike devra faire équipe avec Pen Verrity, une psychologue auquel il a déjà eu affaire par le passé. D’ailleurs, affaire est le mot juste, car il développera une relation avec Pen, qui elle aussi fait face à un divorce. Une séparation qui mettra en péril sa santé mentale et tout ce dont Mike a de plus cher au monde.
Durham County se complait toujours dans les dédales noirs de l’âme humaine, mais l’intrigue est juste moins bien ficelée. Le grand méchant loup de cette saison est Pen Verrity, mais son personnage n’est pas présenté de la bonne façon. Dès le départ, le personnage semble troublé par un drame du passé, ayant déjà une santé mentale fragile, mais les événements la poussent beaucoup trop vite, à mon avis, vers la folie. Ce qui a pour effet d’enlever un peu de suspense à l’intrigue, ne nous permettant pas assez de temps pour nous habituer à elle et ses déboires.
Mis à part tous les problèmes que je peux éprouver envers le personnage de Pen, l’autre gros problème est que la série prend trop son temps. Presque depuis le début, on voit bien que ses deux fils se touchent. Et le personnage sème la pagaille un peu partout de plus en plus effrontément au point où c’est impossible pour ceux qui gravitent autour de ne pas voir que c’est une folle finie. On est donc constamment sur la pointe des pieds, attendant l’inévitable qui ne se presse pas pour arriver.
L’une des grandes forces de cette série est tout le talent que possèdent les acteurs, et cela ne change pas dans cette deuxième saison. La nouvelle venue, Michelle Forbes, coupe le souffle par son jeu engagé et passionné. C’est elle qui joue la vilaine également dans la saison 2 de True Blood et elle démontre dans ses deux séries qu’elle est une actrice qui est injustement méconnue.
Dur dur de critiquer une série. On peut difficilement s’attarder sur les mêmes points qu’un film, comme la réalisation par exemple. Chaque épisode change de mains et possède sa propre particularité visuelle selon le réalisateur. Mais bon, pour Durham County, dans l’ensemble, chaque épisode se ressemble, gardant un côté esthétique simple et précis. Malheureusement, il y a peut-être un peu moins de poésie visuelle dans cette saison, ce qui est dommage, rendant le tout un peu trop homogène à mon gout. L’effort est surtout mis sur le scénario, donc la réalisation est quelque peu reléguée au deuxième rang, ce qui est dommage. La plupart de mes séries préférées sont des œuvres qui se démarquent visuellement, tentant de repousser les barrières.
Durham County reste une suite intéressante, explorant plus profondément la psyché de ses personnages et de leurs secrets. Une belle curiosité à découvrir, surtout que c’est comme le bacon, le sirop d’érable et moi, un merveilleux produit canadien!



• Durham County : Saison 1 (2007)


• Dexter (2006)
• American Psycho (2000)
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