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THE ECHO2008
RÉALISATION:Yam Laranas Sigaw est un film sorti en 2004, réalisé par Yam Laranas. Présenté à Fantasia il y a quelques années, il avait éveillé la curiosité de plusieurs. Quatre ans plus tard, Laranas sort The Echo, un remake de Sigaw dont le scénario a été inspiré par l’original et américanisé. Sigaw méritait-il déjà un remake et si oui, en vaut-il la peine? À mon avis, pas du tout! Après être sorti de prison pour un délit, Bobby part habiter dans l’appartement de sa mère morte pendant qu’il était incarcéré. Il tente alors de refaire sa vie en se trouvant du travail et renouant avec son ancienne petite copine. Mais plus Bobby passe de temps dans son appartement, plus il entend des bruits étranges et découvre les vraies circonstances dans lesquelles sa mère mourut. Les films d’horreur avec fantômes sont devenus un problème. À cause de la vague de films de ce genre sortie de l’Asie il y a quelques années, le marché est maintenant saturé. Tout cela provoque, à mon avis et surtout dans mon cas, un écoeurement vif. Pire que cela, si la tendance se maintient, les gens seront tellement tannés de voir des films de fantômes qui se ressemblent comme deux goûtes d’eau que, si quelqu’un rencontre un vrai spectre, il ne sera pas effrayé, mais il tentera plutôt de l’étrangler à mains nues ou lui cracher au visage. On a compris, les histoires de fantômes font peur, peut-on passer à autre chose? Le gros problème de The Echo est justement là, on a l’impression de regarder tous les films de fantômes des dix dernières années réunit en un seul. Il n’y a absolument rien d’original. Les effets sonores ont déjà été utilisés de cette façon des millions de fois, les fantômes qui apparaissent et disparaissent subitement quand le personnage tourne sa tête ne font plus peur et les thèmes d’abus physique n’ont plus de punch social. En fait, The Echo n’est rien de plus qu’un film japonais tourné par un Philipinnais produit pour le marché Américain. Cependant, il faut bien comprendre, je ne dis pas que les histoires de fantômes ne devraient plus jamais être portées à l’écran, je dis plutôt qu’il est grand temps de lâcher le morceau et/ou de modifier la sauce. À force de regarder une copie d’une copie d’une copie d’une copie d’une copie d’une copie des premiers films de fantômes originaux sortis il y a quelques années comme Ringu, je me sens comme Bill Murray dans Groundhouse Dog qui revit le même jour, tous les jours. Sauf que moi, je vois le même film, chaque fois, sur différents DVD. L’autre problème du film est que le réalisateur ne sait pas se servir de ses acteurs. Habituellement, Jesse Bradford est très savoureux, surtout pour ses interprétations humoristiques et charmantes. Ici, il semble de glace. En fait, ce n’est pas de sa faute. Pendant certaines scènes, Bradford tourne son bouton talent juste un peu et il arrive à nous faire rire juste avec le minimum d’émotions faciales et de mouvements. Cependant, le reste du film, il semble être sur le neutre. Et c’est la même chose avec les autres. Sa jolie fille de service n’arrive pas à nous charmer et ses fantômes ne feraient même pas peur à mon neveu de cinq ans. Tout le monde dans le film semble aussi monotone que la réalisation. Car, cette dernière et le montage, donnent un ton extrêmement plate et endormant. Le but d’un film de fantôme, je le sais, est de placer une atmosphère et cela prend du temps, mais il y a des limites. L’ambiance fantomatique commence très tôt dans le film et n’est réglée qu’environ quinze à dix minutes avant la fin. Ce qui implique que durant tout le long du film, on ne fait qu’être effrayer par les apparitions minables de mains, de fantômes et de son. En fait, à force d’écrire, je me rends compte que Laranas n’a pas de talent particulier. Son film est vraiment mauvais et, s’il arrêterait de faire des films du genre au lendemain, personne ne s’en plaindrait. Dans son cas, il a énormément d’efforts à faire s'il veut me charmer avec ses prochains longs métrages. The Echo m’a laissé enrager à la fin du film. Je ne sais pas si c’est parce que le film m’a déplu par son copié collé de tout ce qui s’est fait dans les dernières années ou si c’est parce qu’ils ont réussi à détruire, en deux ou trois ans, un genre que j’adorais particulièrement. En gros, je crois qu’Hollywood cherche à me détruire à petit feu.
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