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ED GEIN2000
RÉALISATION: Chuck Parello Ed Gein (prononcé Gean) est un maniaque qui déterrait les morts et se confectionnait des costumes avec leur chair. En plus, il était cannibale, schizophrène, nécrophile et j’en passe. Les détraqués de son genre ayant la cote auprès des fans d’horreur, beaucoup de films furent inspirés de lui, dont Psycho, The Texas Chain Saw Massacre, Maniac et The Silence Of The Lambs. Évidemment, la plupart sont très éloignés de la vraie histoire, mais Ed Gein est probablement l’adaptation la plus fidèle. Comme il s’agit d’un film biographique, il est inutile de vous raconter le synopsis. L’histoire se résume à raconter la vie de ce sympathique personnage lors de ses derniers moments de liberté dans son village de Plainfield, au Wisconsin. D’un côté, on voit notre psychopathe vivre dans la démence tout en le cachant bien aux habitants de son village. Il passe pour quelqu’un d’assez ‘‘weird’’ mais personne n’irait le soupçonner d’un centième de ce qu’il fait en cachette. Parallèlement, nous voyons, à l’aide de flashbacks, l’environnement familial d’Ed lorsqu’il était jeune. Cette partie, bien que moins présente, est de loin la plus intéressante et nous permet de comprendre pourquoi il est aussi perturbé. Son père est un alcoolique violent et sa mère est une fanatique religieuse. Seul Henry, son grand frère, semble être normal. Le problème principal de Ed Gein est qu’il semble avoir peur de montrer de la violence et du gore. Je sais que le film se veut fidèle à la réalité, mais avec un personnage comme Ed Gein, le tout aurait pu être beaucoup plus crade, tout en restant très fidèle (même plus) à l’histoire originale. Le psychopathe n’a tué que trois personnes mais on aurait très bien pu montrer plus de scènes de cannibalisme ou de torture, ou même de nécrophilie. Ça ne m’aurait pas plu personnellement, mais au moins le film aurait eu quelque chose à montrer. Avec plus d'intensité et de gore, le film aurait pu devenir un classique. Au lieu de ça, on a droit à un nombre légèrement exagéré de longueurs et de développement peu intéressant de quelques personnages secondaires. Sinon, il y a quelques passages bien sympathiques, surtout vers la fin. La scène qui m’a le plus marqué est celle où Ed danse dans un costume de peau féminine au clair de lune. L’acteur principal, Steve Railsback, n’a peut-être pas le talent d’un Anthony Hopkins ou d'un Anthony Perkins, mais il est très bon dans son rôle. On a l’impression qu’il a été écrit spécialement pour lui. Même chose pour les autres personnages. Si la plupart des acteurs sont loin d’être dignes de recevoir un Oscar, ils ont au moins le mérite d’être très crédibles. On croit vraiment aux rôles qu’ils jouent, malgré le manque de subtilité de certains. De plus, la quasi-absence de musique donne une ambiance réaliste très réussie et la réalisation n’a pas grand-chose à se reprocher. Sans posséder l’intensité de The Texas Chain Saw Massacre ou la subtilité de Psycho, le film de Chuck Parello (Henry: Portrait of a Serial Killer 2) a un style bien à lui avec ses qualités et ses défauts. Il plaira à coup sûr aux fans de serial-killers ou autres disjonctés dans son genre. Personnellement, j’ai bien aimé, mais c’est loin d’être mon film favori.
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