THE ENTITY

1981

RÉALISATION: Sidney J. Furie
SCÉNARIO: Frank De Felitta
AVEC: Barbara Hershey, Ron Silver, David Labiosa, Margaret Blye et George Coe

Les Dr. Kerry Gaynor et Barry Taff ont été les premiers à être approchés par Carla Moran pour étudier le phénomène paranormal qu’elle vivait. Ce cas devait devenir un des plus célèbre dans l’histoire de la recherche paranormale. Ils l’ont tellement bien documenté qu’un film fut tourné à son sujet. Ce film, The Entity est inspiré des divers faits réels que les deux docteurs ont observés lors de leurs visites chez madame Moran à Culver City en Californie. Les deux spécialistes ont même participé au tournage du film afin de mieux représenter ce qu’ils avaient vu.

Carla Moran est une jeune mère monoparentale de trois enfants. Elle travaille le jour et étudie la nuit pendant que son fils Bill s’occupe de ses deux jeunes sœurs. Celle-ci se défonce pour subvenir aux besoins de sa famille et pour gagner son indépendance, puisque Carla est une femme très dépendante des hommes depuis son plus jeune âge. La petite famille habite une nouvelle maison depuis bientôt un mois. Un soir, Carla est sauvagement attaquée et violée par un fantôme dans sa propre chambre. À partir de ce jour, cet esprit maléfique vient la hanter toutes les nuits. Se croyant devenue folle, elle fait appel à un psychiatre, le docteur Phil Sneiderman, en espérant que celui-ci pourra l’aider à comprendre ce qu’elle vit chaque nuit. Mais plus le temps passe et plus Carla est convaincue de l’existence de cet entité qui la possède. Elle se tourne donc vers une équipe de parapsychologistes qui l’aideront à se défaire de son agresseur.

Je dois tout d’abord vous mettre en garde: je crois aux esprits et aux maisons hantées. C’est certainement la raisons principale de mon appréciation pour ce film. Afin de profiter au maximum de ce fait vécu, je me suis documenté sur ce cas et effectué plusieurs recherches sur internet avant de le regarder. Je dois dire que mes efforts en ont valus la peine, puisque ce film est tout à fait exceptionnel. Son scénario est très bien monté grâce aux éléments réels qui l’ont inspirés. Certain trouveront que les entrevues avec les médecins s’étendent un peu, mais elles sont nécessaires afin de bien comprendre le profil psychologique de Carla. La première attaque du spectre se déroule déjà après cinq minutes et chacune des attaques sont terrifiantes et stressantes. Elles sont accompagnées d’une musique fracassante semblable à celle qu’on entend lorsque les camions attaquent dans Maximum Overdrive. Cette musique fait monter notre adrénaline lors de ces scènes et les rendent très angoissantes. Plus on avance dans le temps, plus les attaques sont graves et plus on nous expose les détails visuels des viols dont le personnage principal est victime. De plus, les effets spéciaux de ces manifestations sont assez réalistes.

La concrétisation du film n’aurait sûrement pas été aussi flagrante sans l’excellente performance de Barbara Hershey dans le rôle de Carla et de David Lambiosa dans le rôle de son fils Bill. Les deux acteurs sont très convaincants et savent nous faire entrer dans les émotions ressentis par les personnages. Certains ne comprendront pas pourquoi la jeune femme persiste à retourner chez elle à tous les soirs, d’où l’importance capitale des scènes où elle est interrogée par les psychologues. On nous amène à comprendre que ce cas est comparable à de la violence conjugale. Elle sait que ces événements auront lieu et qu’ils arriveront à répétition. Carla se sent impuissante et a besoin des autres pour régler son problème à sa place, ce qui a pour résultat qu’elle endure cette situation en attendant que quelqu’un vienne la sortir de son calvaire. Pour ce qui est de Billy, l’attaque auquelle il est mêlé est extraordinaire. Les jeux de lumières souvent utilisées, comme des filaments électriques, viennent nous démontrer la puissance de l’entité qui l’empêche d’aider sa mère. Lors du tournage de cette scène, l’acteur s’est véritablement cassé le bras en tombant, tout comme le vrai Bill Moran!

Le réalisme du film est très efficace, mais est cependant mis à l’épreuve lors de la scène finale. Le film a de l’âge et les effets de sciences fiction de l’époque semblent très mal réalisés vu la technologie d’aujourd’hui. En 1981, cette scène devait paraître terrifiante. Lorsque je l’ai vu pour la première fois, je dois dire que le film a perdu beaucoup de crédibilité. On distingue trop évidemment la superposition d’image utilisée pour créer l’effet désiré, enlevant totalement la crédibilité de cette altercation. Cependant, ne laissez pas ce point faire baisser votre estime pour ce film. Il est évident qu’étant donné que c’est la scène finale qui en est influencée, on a tendance à vouloir en baisser sa note. Mais après l’avoir regardé une deuxième fois, j’ai un peu mis de côté ce point négatif, j’ai pris en considération que le matériel de l’époque n’était pas aussi efficace qu’aujourd’hui, et mon appréciation du film n’a pu être que grandiose.

Étant une croyante des histoires de fantômes et des maisons hantées, je dois vous dire que j'ai découvert en The Entity un film particulièrement intéressant, terrifiant et stressant. De plus, le film traite d'un sujet tabou qui a été utilisé magnifiquement et qu’on a pas vu souvent au cinéma. The Entity se distingue comme un croisement entre Poltergeist, Amytiville 2: The Possession et The Exorcist. C’est un mélange des trois, extrêmement efficace, malgré ses effets spéciaux clichés des années 80.

  • Karine Deblois

  • L'emprise (version française)

  • Amytiville 2: The Possession (1982)
  • Poltergeist (1982)

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