ERNEST SCARED STUPID
1991
RÉALISATION:John R. Cherry III
SCÉNARIO:John R. Cherry III et Coke Sams
AVEC: Jim Varney, Eartha Kitt, Austin Nagler, Shay Astar et Richard Woolf
La nostalgie est une chose extrêmement puissante. Nos souvenirs sont souvent tellement vifs et positifs que lorsqu’on revient en arrière, on se rend compte qu’on aurait gardé nos anciennes impressions au lieu de les mettre à jour. C’est pourquoi aujourd’hui, en l’honneur d’Ernest Scared Stupid, je ferai la première critique de l’histoire d’Horreur-Web.com avec un artiste invité: le Moi de 9 ans!
Il y a des années de cela, les habitants de la petite ville qu’est Briarville enfermèrent un méchant troll sous un arbre. Ce dernier lança un sort sur le maire de la ville, l’ancêtre d’Ernest P. Worrell. Le sort condamnait les Worrell à devenir plus crétins à chaque génération et qu’un Worrell réussirait un jour à libérer le troll. C’est ainsi qu’Ernest, ayant libéré le troll, devra le combattre avec l’aide de ses trois jeunes amis, et ce, avant que le monstre mette la main les cinq âmes d’enfants qu’il doit trouver pour faire revivre sa race.
Moi 26 ans: Bonjour à toi! Ça va bien?
Moi 9 ans: Oui, merci.
Moi 26 ans: Alors, on est ensemble aujourd’hui afin de faire une critique d’Ernest Scared Stupid, pour toi connu sous le nom d’Ernest à la Chasse aux Monstres. Peux-tu me dire pourquoi tu aimes ce film?
Moi de 9 ans: D’abord, je trouve le film très drôle. Ernest est un personnage loufoque qui fait plein de niaiseries. Comme la scène où Ernest, pour expliquer quelque chose, se met à changer de personnages sans arrêt.
Moi de 26 ans: En effet. Après avoir revu ce film, j’ai remarqué que Jim Varney pourrait facilement paraître pour l’inspiration majeure de Jim Carey! La principale attraction qu’offre Ernest, ce sont ses expressions faciales démesurées. C’est d’ailleurs mis en évidence durant le générique du début alors qu’on ne voit qu’Ernest réagir à des stimuli par des expressions faciales et des extraits de vieux films d’horreur. C’est d’ailleurs l’un des meilleurs moments du film grâce justement à Jim Varney, les extraits et la musique entrainante qui me rappela d’excellents souvenirs.
Moi de 9 ans: Oui. Et en plus d’être drôle, le film est épeurant. Les moments où l’on voit le troll transformer les enfants en statues de bois me font peur. Et les monstres sont très laids et ont l’air méchants.
Moi de 26 ans: Pour un enfant de 9 ans, peut-être, mais rendu à un âge adulte, ce n’est pas un film d’Ernest qui va faire particulièrement peur. Cependant, je dois avouer que l’horreur du film est bien emmenée et présente. Le troll, par exemple, n’a pas l’air d’un gentil monstre, comme le conte Dracula de Sesame Street par exemple. Les trolls sont laids, épeurants, pleins de morves et j’en passe. Et lorsque les monstres sont détruits, il ne reste qu’un amoncèlement de sang, d’organes et de « schmu ». Pour les érudits, il est intéressant de savoir que les trolls ont été faits par la même équipe qui a travaillé sur Killer Clowns From Outer Space, ce qui fait que les trolls ont l’air de rejets de Killer Clowns avec plus de morve.
Moi de 9 ans: La seule chose que je trouve bizarre, même pour moi, c’est à propos du lait.
Moi de 26 ans: Effectivement! On dirait presque que les scénaristes ont voulu faire une morale sur l’importance du lait dans l’alimentation des enfants, mais à l’envers. Surtout que les scénaristes n’expliquent jamais pourquoi le lait est si néfaste. Encore moins pourquoi, nous le saurons plus tard, l’amour inconditionnel d’un adulte attardé peut détruire un troll. Mais encore là, doit-on vraiment s’attendre à un scénario qui fait du sens pour un film d’Ernest? Maintenant Dominic, je t’invite à aller jouer à tes jeux vidéo pendant que je discute de la réalisation.
Moi de 9 ans: Ouais, on s’en fou de la réalisation. Ce n’est pas ça qui fait un bon film, ce sont les jokes.
Moi de 26 ans: Tu vas voir, ça va changer avec le temps… sauf pour l’amour des bonnes blagues… grivoises surtout. Bon, c’est sur qu’avec des blagues enfantines, de l’horreur de débutant et des monstres aussi épeurants qu’un personnage d’un dispenser de Pez, parler de la réalisation peut paraître superflu, sauf qu’elle est vraiment quelque chose, dans le mauvais sens. Non seulement il y a de gros problèmes de rythme et de montage, mais les scènes « d’action » sont tournées avec autant d’entrain que les moments les plus plates du film. John R. Cherry a beau comprendre les rudiments (très de base) de la comédie d’humour, à part son intro, il est évident qu’il ne sait pas comment réaliser un film d’horreur, élément qui est mis souvent de côté d’ailleurs.
Ernest Scared Stupid a beau être un film qui passe difficilement le test du temps et mon esprit de critique, l’enfant de 9 ans en moi à retrouver les sensations que le film lui donnait quand il avait la chance de le pogner sur TQS ou Super Écran. Le genre de film que j’aimais tellement que je me retenais de faire pipi pour ne pas en manquer un seul instant.
Moi de 9 ans: Hihihi! Tu as dit pipi!



• Ernest à la Chasse aux Monstres (version française/Québec)


• Ernest Goes To Camp (1987)
• Ernest Saves Christmas (1988)
• Ernest Goes To Jail (1990)
• Ernest Rides Again (1993)
• Ernest Goes To School (1994)
• Slam Dunk Ernest (1995)
• Ernest Goes To Africa (1997)
• Ernest In The Army (1998)


• Hocus Pocus (1993)
• Idle Hands (1999)
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