EVIL

2005

RÉALISATION: Yorgos Noussias
SCÉNARIO: Yorgos Noussias
AVEC: Meletis Georgiadis, Yannis Katsambas, Andreas Kontopoulos, Daphne Larouni et Pepi Moschovakou

Evil est un film de zombies qui a obtenu un certain succès dans son pays d’origine, la Grèce. La Grèce n’a jamais été un pays très productif en films d’horreur: en trente ans, à peine une quinzaine ont été tournés. Néanmoins, j’avais certaines attentes pour Evil. J’ignore pourquoi, mais mon instinct de critique m’a poussé à le voir et je présageait quelque chose de bon, malgré la réputation (ou l'absence de réputation) de son pays d'origine. Après tout, la Nouvelle-Zélande n'avait pas fait grand chose non plus avant 1987, année de sortie de Bad Taste. De plus, j’avais lu plusieurs bons commentaires sur Evil qui me laissaient présager une bonne boucherie sanglante. Malheureusement, ça a été toute une déception.

Un groupe de spéléologues découvre une nouvelle caverne et décide de l'explorer. Ils n’y trouvent rien de spécial, mais quelques temps plus tard, ceux qui l’ont exploré se transforment en zombies et se mettent à manger les gens. Comme l’un d'entre eux se trouve dans une rave et un autre dans un stade lors du match de soccer, le virus se transmet très rapidement et ça ne prend pas de temps avant que tout ne soit dévasté. Un groupe de survivant s’alliera alors pour tenter de survivre.

Dès le début, le manque de budget de Evil se fait sentir. La qualité d’image est très souvent inégale. Si elle est parfois très décente, le contraire s’applique aussi à certains moments du film. De plus, la caméra n’est jamais fixe. À croire que le prix du trépied n’entrait pas dans le budget. Il manque aussi quelque chose d’essentiel à Evil: une âme! La réalisation est très fade et manque sérieusement de vie. Aussi, l’histoire est plutôt mal exploitée. Tout arrive trop rapidement et on finit par décrocher. Les personnages sont assez bien développés, mais les acteurs qui les incarnent ne sont pas tous talentueux et crédibles. Je me permet de mentionner le personnage du chauffeur de taxi qui est des plus irritants. Le film est une comédie d’horreur, mais même si on rit à quelques reprises, les blagues ratent trop souvent la cible.

La raison pour laquelle le film a obtenu une certaine popularité est le gore. À défaut de nous en mettre plein la vue, Evil remplit bien cette part du contrat. Les scènes de combats entre les humains et les zombies me faisaient un peu penser à celles deRe-Animator. Bien sûr, en termes de qualité, il y a une marge immense, mais le style est assez similaire. Têtes arrachés, éventrations et sang qui gicle sont au rendez-vous! En plus, les effets spéciaux ne sont pas trop mal, surtout pour une production du genre. Un autre point que j’ai aimé est l’écran qui se divise lors des scènes d’actions, en deux, trois, quatre ou même en sept images différents. Au début, ça peut donner mal à la tête mais on s’y habitue et le réalisateur n’abuse pas de cette technique. Aussi, la musique est parfois bonne, parfois ‘‘cheap’’ mais elle demeure toujours de circonstance.

Finalement, Evil est très loin d’être inoubliable et il ne mettra sûrement pas la Grèce sur la ‘‘map’’ en terme de films d’horreur. À voir pour ceux qui veulent explorer le cinéma de partout sur la planète. Le film est distribué par TLA Releasing.

  • William Le Blanc

  • To Kako (titre original/Grèce)

  • 28 Days Later (2003)
  • Shaun Of The Dead (2004)

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