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EVILENKO2004
RÉALISATION:David Grieco Andrei Romanovic Evilenko est enseignant dans une école primaire. Alors qu’une jeune étudiante montre son entre-jambe à un autre élève de la classe, Andrej l’aperçoit et décide de la garder en punition. Maintenant qu’il est seul avec elle, il essaie de la violer mais n'y parvient pas. Il perd son poste à l’école, mais se fait engager par le KGB en raison de son alliance partisane avec le communisme. Son nouveau poste lui permettra de voyager beaucoup, ce qui lui donne la possibilité de commencer ses crimes en toute liberté. Mais un policier, Vadim, tentera par tous les moyens de démasquer ce meurtrier. Attention à tous les fans de films biographiques sur les meurtriers! Ceci n’en est pas un! Ce film est largement inspiré de la vie de Andrei Romanovic Chikatilo, un tueur en série / violeur / pédophile / cannibale qui fit plus de cinquante victimes sur une période de six ans. Mis à part ce que je viens de dire, tout le reste est de la fiction. Ce que je trouve d’ailleurs dommage, car si on utilise la fiction au lieu des faits réels, on devrait nous présenter une histoire originale plutôt que de tenter de faire un film faussement biographique. Tout d’abord, je tiens à souligner le talent et le jeu incroyable de Malcom McDowell ( A Clockwork Orange, Tank Girl ), qui campe le personnage principal. Il joue avec finesse et, en même temps, avec grande démesure ce rôle de psychopathe. Je savais déjà que c’était un acteur doué, surtout pour les personnages de méchants, mais il réussit à lui seul à donner ses lettres de noblesse au film. Je suis persuadé que, sans lui, le film n’aurait pu être aussi bon. Deuxièmement, ce que j’ai apprécié de ce film c’est que le long métrage ne possède pas de vulgarité futile. Même si le tiers du film est basé sur Evilenko et ses meurtres, le réalisateur ne tombe pas dans le gore déplacé. Il respecte le rythme lent et romancier de son film, et j'ai beaucoup apprécié cela. Par contre, le plus gros défaut du film est que le scénario se complique trop la vie. Grieco a tenté de mélanger horreur, drame, film policier, film politique et film philosophique. Il s’est retrouvé avec un amalgame de genre beaucoup trop complexe pour le film qu’il semble vouloir faire. Alors qu’on suit les aventures d’un meurtrier et celles d’un policier, on nous sert des scènes sur le fondement du communisme, sur ses implications, sur la philosophie du meurtrier par rapport à ses convictions politiques, sur des traits psychologiques du personnage, etc. Tout cela n'a rien à voir avec l’histoire et qui ne semble être que du remplissage. Bref, le film s’éternise pour rien, ce qui a comme résultat de fausser le rythme du film. Evilenko est récemment sorti en DVD, gracieuseté de TLA Releasing. L’attrait le plus intéressant de ce DVD, autre que le film, est un documentaire sur la vie de Andrei Romanovic Chikatilo, le meurtrier qui est dépeint dans le film. On nous raconte ce qui s’est réellement passé, ce qui pourra plaire aux fans de tueurs en série. Sinon, il y a des entrevues avec plusieurs artisans du film et une bande-annonce. Finalement, Evilenko est encore une fois la preuve que grâce à un acteur de talent, un film peut surmonter ses faiblesses.
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