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EXORCISM1975
RÉALISATION: Juan Bosch Vu son titre et la nature de son synopsis, il est facile de discrédité Exorcism comme étant qu'une simple copie de The Exorcist. Comme des dizaines d'autres films, Exorcism a profiter du succès de l'oeuvre de William Friedkin pour gagner en notoriété. Si la tactique est facile, le film Juan Bosch a au moins le mérite d'avoir été écrit trois avant que Linda Blair ne vomisse de la soupe au pois devant un public traumatisé!!! Après avoir participé à une cérémonie satanique en Afrique, Leila n'est plus la même. La jeune femme insulte tout le monde et semble grandement malade. Lorsque des membres de sa famille sont retrouvés morts, le prête du village suspecte qu'une entité démoniaque se sert du corps de Leila pour accomplir son sale boulot. En entreprenant un exorcisme, le Père Adrian Dunning réveille la colère de l'entité et le révèle au grand jour. Paul Naschy a beau affirmer qu'il a écrit le scénario de Exorcism bien avant la sortie de The Exorcist, il est tout de même évident que celui-ci a été altéré par la suite pour profiter du culte créé par l'adaptation du roman de William Peter Blatty. Il ne faudrait par contre pas interpréter ça comme un défaut, puisque Exorcism est à son mieux dans son dernier acte, lorsqu'il tente d'imiter la trame narrative de son grand cousin! Apparaissant d'abord sous forme de giallo (genre que Juan Bosch a côtoyé avec The Killer Wore Gloves et The Killer With A Thousand Eyes), Exorcism tarde énormément à livrer les promesses véhiculées par son titre. Le développement est lent, tellement qu'il apparaît que le scénario tourne autour du pot, évitant ainsi de nous exposer aux réelles intentions du film!! Comme dans tout giallo, l'histoire insinue qu'un meurtrier mystère rôde dans les parages. Par contre, le titre du film est assez invocateur sur la cause des meurtres qui accablent la famille de Leila! Le scénario prend bien son temps d'introduire chaque personnage à l'aide de scènes souvent superficielles et inutiles. Malgré tout, cela donne la chance à Paul Naschy de se faire valoir dans le rôle du prête. Pour une rare fois, le populaire acteur jour le rôle d'un homme normale, lui qui est généralement attaché aux personnages de psychopathes et de monstres. Malgré qu'on y reconnaisse plusieurs éléments propres à The Exorcist (le lit qui lévite pour ne nommer que celui-là), la finale est très divertissante et compense pour la lenteur du reste du film. La possession dans Exorcism a le mérite d'offrir un revirement incestueux et malsain qui lui est propre. En effet, la jeune Leila n'est pas la proie de Lucifer où d'un démon quelconque, mais bien de l'esprit de son père décédé!! Souvent relégué à des éditions bas de gamme, Exorcism bénéficie finalement d'une édition DVD de qualité via Deimos Entertainment. Le film est disponible pour la première fois dans son intégralité en Amérique. Comme suppléments, on a droit à une introduction de Naschy, une longue entrevue avec l'acteur, des scènes alternatives et des bandes-annonces. Bien qu'il a connu un succès considérable à sa sortie en Espagne, Exorcism est aujourd'hui considéré comme un film plutôt obscur. Malgré une première heure très ordinaire, Exorcism demeure néanmoins un des rares films de qualité à avoir surfé sur la vague "Exorcist".
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