THE EXTERMINATOR

1980

RÉALISATION: James Glickenhaus
SCÉNARIO: James Glickenhaus
AVEC: Christopher George, Robert Ginty, Samantha Eggar, Steve James et Michele Harrell

Les années 80 étaient peut-être la décennie des films d’horreur, mais c’était aussi une période ou tout le monde semblait en beau fusil. Après tout, qu’est-ce qui expliquerait l’avènement de films de revanche tel que Rambo, Death Wish, I Spit on Your Grave et autres? De la même vague nous vient The Exterminator. Une job une coche en dessous d’un Terminator.

Le jour où son meilleur ami se fait attaquer par un gang, un vétéran de la guerre du Vietnam pète les plombs et commence à exterminer la vermine qui hante les rues de New York. En gros, voilà ce qui résume The Exterminator, rien de plus, rien de moins. Une suite d’événements qui ne sont là que pour justifier les scènes d’action.

Contrairement à des films comme j’ai nommé plus haut, il n’y a aucune chair autour de l’os du scénario de The Exterminator. First Blood par exemple, analyse le personnage d’un vétéran de la guerre qui n’est plus capable de fonctionner en société, transformé au point de non-retour par la guerre et les dégueulasseries qu’il a vues. Bien que le film soit reconnu pour sa violence, il n’en reste pas moins que le long métrage tente de poser un regard sur cet aspect psychologique de l’après-guerre. Pour The Exterminator, oubliez-ça. Jamais nous n’examinons sa psyché en profondeur. Même ses agissements semblent sortir de nulle part au début. On reste en surface psychologique, et ce, pour le reste du film.

Même les scènes d’action et les moments juteux sont trop rares. Alors qu’au début ce genre de scènes coulent à flot, plus le film avance, plus il devient doux. On nous lance une ligne avec des scènes telle qu’un homme qui passe dans un broyeur à viande et dès que l’hameçon est bien accroché, cela devient un film des plus banales. Je veux bien que le scénario du film ne soit pas étoffé, je peux faire avec, mais en échange, propose-moi au moins un film violent pour compenser! Sinon, cela devient juste de la violence gratuite pour rien. De plus, pour un film qui n’a qu’une idée en tête, montrer de la violence, je trouve le film mal cousu. On part à gauche et à droite avec plusieurs personnages, donc un policier qui ne sert à rien et qui n’emmène rien. Et ce, avec une fin incongrue pour couronner le tout.

C'est le distributeur indépendant américain Synapse Films qui s'est chargé de sortir des boules à mites The Exterminator pour lui offrir le traitement royale sur Blu-ray. Le film est offert avec une piste de commentaire audio du réalisateur etbdu scénariste.

Vraiment, une déception avec un grand D. Le genre de film qui veut exploiter un thème sans l’avoir réellement compris. Le poster pour le film est à mon avis bien meilleur que le long métrage lui-même. Un poster « Regardez et faites-vous votre propre film dans votre tête ». Cela risque de valoir bien plus la peine.

  • Dominic Paulhus

  • • Titre alternatif 1 (explication)
    • Titre alternatif 1 (explication)

     

    • Straw Dogs (1971)
    I Spit on your Grave (1978)

     

     
     


    Horreur Web © 2003-2011
    Création/rédaction: Dany Champagne • Graphisme: Daniel Bérard