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FALLEN ANGELS2006
RÉALISATION: Jeff Thomas La luxure, l'orgueil, la gourmandise, la colère, l'avarice, l'envie et la paresse sont, selon la religion catholique, les sept péchers capitaux passibles de damnation éternelle. Et non, je ne vous parlerai pas du trop célèbre film Seven (David Fincher, 1995), mais bien de Fallen Angels. Tout comme son prédécesseur, on y parle de péchers prohibés par le catholicisme. Leur chemin se quitte, lorsqu'il est question de leur rapport avec le fantastique. Contrairement au film de Fincher, Fallen Angels ne reste pas dans l'éventualité d'une réalité similaire à la notre. L'impossible côtoie le possible jusqu'à ce que les deux se confondent littéralement. Lorsque la municipalité d'Harbor Cove entreprend de démolir une prison centenaire, les ouvriers découvrent une pièce cachée au sous-sol de l'immeuble. À l'intérieur, ils y trouvent rien de moins que des ossements d'enfants et sept crânes adultes au front tailladé de symboles incompréhensibles. Ce que personnes ne se doutent (mais que nous, spectateur, on anticipe drôlement!) c'est qu'en ouvrant ce tombeau, on libère sept anges déchus qui fétichisent chacun un péché capital. Preston Davis, un agent fédéral, est affecté à l'enquête. Rapidement, on s'aperçoit que des événements de son passé sont en lien direct avec les meurtres sordides qui déferlent sur le village. Le destin du monde est entre ses mains... Quoi de plus classique et sans saveur? Le pire, c'est que même si l'histoire est d'une simplicité aberrante, on réussit à être perdu à plusieurs reprises. On omet de nous donner certaines informations qui nous aideraient à mieux comprendre les personnages et la suite du récit. Entre autre, plusieurs meurtres sont filmés en gros plan avec une instabilité volontaire de la caméra. J'imagine que le but était de donner un style particulier et innovateur mais, selon moi, ça ne fait que nous perdre d'avantage. On comprend plus ou moins ce qui se passe jusqu'à ce qu'on voit les restes du cadavre. La peur n'arrive pas à nous atteindre. Ça ressemble à un punch de blague manqué. Je dois aussi avouer que pendant la plupart des scènes cruciales du film, où la tension est supposée être à son maximum, je riais toute seule dans mon salon. Ne croyez surtout pas que je suis folle! C'est plutôt la réalisation qui a raté sa cible. La pseudo-ambiance de frayeur est totalement inefficace. Probablement à cause du manque d'explications dont je parlais plus haut, mais c'est aussi dû à la musique hasardeuse. J'ai été surprise de voir un nom inscrit à côté de conception musicale et j'exagère à peine. Sans blague, elle n'arrive pas du tout à faire accroître la tension, ce qui est indispensable dans les films d'horreur. On voit que des maîtres aux mélodies qui glacent jusqu'à la moindre cellules nerveuses comme Frizzi (The Beyond, Zombie), ça ne court pas les rues. Évidement, je ne peux pas juste lancer des pierres à Jeff Thomas. Il s'est tout de même amélioré depuis son dernier et unique autre film, 13 Seconds (2003). Ce dernier avait été totalement démoli par les critiques. De plus, la majorité des plans sont bien travaillés et offre une perspective intéressante. Jon Darbonne, le directeur de la photographique, s'est aussi bien amusé avec l'éclairage. Surexposant certaine partie de l'image et sous-exposant d'autres. Ce qui donne un cachet artistique et effet intriguent. En fait, tout ce qui concerne la direction artistique est formidable et nous donne le frisson qui est absent ailleurs. Les effets spéciaux et le design des démons sont à couper le souffle. Sérieusement, je me dois de mentionner le nom de l'homme qui a rendu possible et réaliste une telle mascarade; Bob Keen. C'est rafraîchissant, original et effrayant à la fois. Keen a déjà participé aux effets spéciaux de Hellraiser III et le premier Alien, ce qui n'est pas rien. Une chance que le tout est bien orchestré, parce que les scènes de gore mettaient la barre haute. Thomas a effectivement l'imagination fertile lorsqu'on parle de meurtre horrible. J'ai été épatée de voir un personnage se faire arracher les dents une à une à la pointe d'un couteau. Beaucoup beaucoup de faux sang. Mais, le tout reste très réaliste. Je trouve tout de même étonnant que ce long métrage est remporté le prix du meilleur film indépendant 2007 au Festival of Fantastic Films of UK. À vous de jugez si ce prix est significatif ou non. Fallen Angels est loin de passer à l'histoire par contre je miserais fortement sur Bob Keen qui risque de sortir de l'ombre d'ici peu.
2/5
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