FEAST 3:
THE HAPPY FINISH

2009

RÉALISATION: John Gulager
SCÉNARIO: Patrick Melton et Marcus Dunstan
AVEC: Hanna Putnam, Clu Gulager, Diane Goldner, Martin Klebba et Jenny Wade

Lors d'une récente entrevue accordée au magazine américain Fangoria, le réalisateur John Gulager a affirmé que tous ceux qui n'avaient pas aimé Feast 2: Sloppy Seconds étaient des trous de cul!! Cette affirmation me place dans une position ambiguë puisque ma critique du film (que vous pouvez lire ici) était mitigée. Je ne crois pas que Feast 2 soit un mauvais film, mais je ne crois pas qu'il soit bon pour autant. Est-ce que cela fait de moi un demi trou de cul??

Feast 3: The Happy Finish nous propulse abruptement là où Feast 2 nous avait laissé. Ne croyant pas en leurs chances de vaincre les bestioles sexuellement gourmandes sur terre, le groupe de survivants se réfugie dans le système d'égout de la ville. Bien qu'ils soient maintenant quinze pieds sous terre, les problèmes ne disparaîtront pas pour nos braves combattants. Malgré tout, ils peuvent compter sur l’ajout d’un prophète qui contrôle les monstres par la pensée et d’un acteur de films d’action (nommé Jean-Claude Seagal) pour les aider dans leur difficile combat. Mais vous pouvez vous fier au titre du film pour que le tout se termine avec une finale heureuse!

Puisqu'il a été tourné à la suite de Feast 2, Feast 3: The Happy Finish n'a pas bénéficié du recul nécessaire pour en faire une suite à la hauteur du film original. Ceux qui ont détesté Feast 2 seront déçus d'apprendre que ce troisième chapitre est dans la même veine. Par contre, il faut donner crédit à John Gulager et son équipe qui ont livré un film beaucoup mieux exécuté que son prédécesseur. Si Feast 2 se complaisait dans son humour inutilement vulgaire, Feast 3 ne se sert de celle-ci que comme assaisonnement à son scénario. Ce troisième chapitre est mieux dosé et surtout mieux rythmé à défaut d’être totalement réussi.

À certains niveaux, Feast 3 rappelle agréablement Feast. Tout comme dans ce dernier, les scénaristes nous balancent sans cesse des revirements complètement loufoques qui donnent tout son sens à l'expression "think outside the box"! Le film est donc imprévisible puisque tout peu arriver... et conséquemment, tout arrive! Les meurtres sont aussi beaucoup mieux orchestrés que dans le chapitre précédent. Ceux-ci surviennent sans prévenir et jamais on nous laisse le temps de les digérer. Parmi les meilleurs moments, on retrouve une femme qui se fait manger la tête par une bestiole qui la digère et la chie littéralement avant que le corps de la victime ne touche le sol! Du grand art!!! L'ordre dans laquelle les victimes succombent est aussi difficile à deviner. Certains qu'on croyait achevés dans le chapitre précédent sont au rendez-vous (dont un avec une barre de métal qui lui traverse la tête), tandis que les plus forts tombent comme des mouches!

Visuellement, Feast 3 est le film le plus accompli de la trilogie. La photographie de Kevin Atkinson est à couper le souffle. Il faut dire que les décors souterrains donnent plus d'occasions d'utiliser des éclairages sophistiqués. Par contre, la réalisation de Gulager souffre toujours de l'entêtement du cinéaste à filmer de façon à donner une impression de chaos à la moindre scène. C'est parfois réussi, mais trop souvent, il gâche des scènes au potentiel énorme. Et pour ceux qui s'inquièteraient du "happy finish" proposé par le titre... Feast 3 contient ce qu'on peut qualifier d'une finale heureuse, mais dans l'univers de Feast, il a déjà été établie que rien n'est à prendre au premier degré. Considérez-vous prévenus!

Au final, je donne la note de 3 sur 5 à Feast 3: The Happy Finish, ce qui fait de ma critique une appréciation positive. Je peux donc dormir en paix, maintenant qu'il est clair que John Gulager ne me considère pas comme étant un trou de cul!

  • Dany Champagne

  • Feast (2006)
    Feast 2: Sloppy Seconds (2008)

     

    Creep (2005)
    Return Of The Living Dead: Necropolis (2005)

     

     
     


    Horreur Web © 2003-2009
    Création/rédaction: Dany Champagne • Graphisme: Daniel Bérard