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THE FINAL DESTINATION
2009
RÉALISATION: David R. Ellis
SCÉNARIO: Eric Bress
AVEC: Bobby Campo, Shantel VanSanten, Nick Zano, Haley Webb et Mykelti Williamson
Avec la popularité soudaine du 3D, s'il y a une série qui semblait incontournable pour la technologie, c'est bien celle de Final Destination. D'ailleurs, le troisième chapitre de la saga, sorti en 2006, devait être tourné en 3D, mais les limites imposées par la technologie de l'époque ont fait échouer le projet. Nous voici donc avec le quatrième opus, The Final Destination (le "4" devait être malade lors de l'attribution du titre), prêt à écrabouiller des adolescents attardés en glorieux 3D!!
Quatre amis assistent à une course de Nascar. Durant l'événement, Nick a une vision dans laquelle un accident sur la piste résulte à l'effondrement d'un balcon dans les gradins et la mort de plusieurs personnes innocentes, incluant ses amis et lui. Alarmé, Nick ordonne à ses amis de quitter les lieux. Quelques étrangers les suivent et l'inévitable survient: une cinquantaine de personnes décèdent suite à un accident. Rapidement, la Mort revient chercher ceux qui lui ont échappé dans des circonstances très sanguinolentes!
Si on devait énumérer les défauts de The Final Destination le recueil serait aussi massif qu'un dictionnaire! Scénario mince, dialogues insipides, abondance d'effets par ordinateur et acteurs peu convaincants; The Final Destination est une véritable liste d'épicerie des défauts communs au cinéma d'horreur. Mais en fin de compte, on s'en fout, car le film de David R. Ellis (Final Destination 2, Snakes On A Plane) remplit allégrement son mandat de film popcorn sanglant! Et avec des effets gore qui nous foncent au visage, il est difficile de ne pas s'asseoir confortablement pour admirer le spectacle, aussi futile soit-il. Sur ce point, les effets 3D sont fort réussis (contrairement à My Bloody Valentine 3D), Ellis exploitant à fond les avenues offertes par le concept.
D'une courte durée de 80 minutes (générique inclus), The Final Destination n'a pas de temps à perdre avec de l'exposition narrative, ou avec une histoire tout court! Le scénario d'Eric Bress (aussi responsable du deuxième opus), enchaîne les scènes de meurtres à un rythme effréné, sans jamais tenir compte de la logique narrative. Comme sa scène d'ouverture, The Final Destination agit telle une voiture de course pressée d'arriver à destination. Pas le temps de développer les personnages ou de construire une quelconque intrigue. Nick et ses amis sont conscients dès le départ de ce qui leur arrive, comme si le concept de la saga en était un familier de tous!
C'est avec ce manque de prétention total et une légèreté plus que perceptible que The Final Destination réussit à faire sa place dans la populaire série, dépassant même légèrement le troisième chapitre en terme de qualité. Si les meurtres semblent peu inspirés en début de parcours (l'abus d'effets par ordinateur, surtout lors de la scène d'ouverture, n'aide pas), Ellis et son scénariste rectifient rapidement le tir. Sans concurrencer avec le délirant Final Destination 2, ce quatrième volet réussit néanmoins à tirer son épingle du jeu. Le scénario de Bress consiste en partie à mettre en place les scènes de meurtres et le scénariste s'en donne à coeur joie. Les fausses pistes abondent et même s'il est facile de venir voir le coup, la majorité des scènes de meurtre du film est satisfaisante.
La scène dans la piscine et celle dans une salle de cinéma (où les personnages assistent à un film en 3D!) sont particulièrement réussies. Niveau meurtre, s'il y a un élément qui déçoit énormément, c'est que ce qui aurait pu se culminer en la meilleure scène de meurtre du film est interrompu lorsque la victime en devenir est secourue. Non!!! Contrairement aux deux autres suites qui le précèdent, The Final Destination a peu de liens narratifs qui le lie aux autres films (pas de Tony Todd cette fois-ci). Malgré tout, le film est rempli de clins d'oeil visuels aux autres films. Le plus impressionnant est le générique d'ouverture qui recrée les meilleurs meurtres de la série en rayon X.
Ce qui est par contre dommage, c'est que malgré que les intentions d'Ellis et de son scénariste étaient de créer une grosse comédie sanglante, un certain effort aurait facilement pu être déployé pour transporter la série à un niveau supérieur. Le scénario est certes efficace à mettre en place une série de morts loufoques, mais le concept de la Mort qui revient hanter des survivants est à peine exploré. Comme seul élément nouveau à la série, le scénariste a introduit l'idée que le protagoniste a des visions des morts à venir. Par contre, cette facette de son scénario ne sert qu'à agrémenter les possibilités du 3D. L'autre pierre que l'équipe de The Final Destination mérite amplement de recevoir, c'est pour la finale. Bien que les possibilités de finir le film de façon satisfaisante semblaient illimitées, Ellis a plutôt opté pour un concept certes intéressant, mais qui laisse le spectateur avec un goût amer dans la bouche.
Il serait difficile de contredire toute allégation affirmant que le nouveau chapitre de la saga Final Destination est niais. Mais pour un public à la recherche d'un divertissement gras et bien sanglant, The Final Destination est plus que recommandable.



• La Destination Ultime (version française/Québec)
• Destination Finale 4 (version française/France)


• Final Destination (2000)
• Final Destination 2 (2003)
• Final Destination 3 (2006)


• My Bloody Valentine 3D (2009)
• Happy Birthday To Me (1981)
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