THE FINAL STORM

2010

RÉALISATION: Uwe Boll
SCÉNARIO: Tim McGregor
AVEC: Steve Bacic, Luke Perry, Lauren Holly, Cole Heppell et Blu Mankuma.

Avec la canicule qui nous prend en otage, un nouveau film d'Uwe Boll est pour moi un simple vent de fraicheur! Une oasis dans cette chaleur étouffante! Une cochonne avec un morceau de glace dans la bouche qui refroidit mon « kiki »! Mais est-ce que The Final Storm aura le même effet sur tous? Disons que s’il continue comme ça, dans quelques années, je ne serais plus le seul fan d’Uwe Boll!

Cela fait une semaine qu’un orage persiste un peu partout dans le monde, détruisant tout sur son passage. Sans compter que l’humanité au complet semble perdre la boule. Le dernier soir de pluie, un homme pénètre et tombe sans connaissance dans la maison de la famille Grady. Le lendemain, l’homme, nommé Silas, semble désorienté et ne sait plus trop ce qui se passe. Gillian, la mère, décide de l’inviter à rester quelque temps à la maison, le temps qu’il reprenne des forces. Mais plus les jours passent, plus le mystère s’alourdit, Silas a d’étranges comportements, les voisins sont tous disparus sans laisser de trace et les seules personnes restant en ville sont toutes folles de rages et violentes. Les Grady et Silas devront donc faire équipe afin de survivre à cette étrange situation.

Sans blague et avec toute objectivité, Uwe Boll maitrise de plus en plus son art. Oh, il n’est pas parfait, mais avec The Final Storm, il montre qu’il est capable de livrer un film enlevant et de mettre sa vision au service du scénario. Ici, aucun plan bizarre (quoique géniaux!) à la House of the Dead ou Bloodrayne. Sa réalisation est somme toute sobre et ne sert qu’à appuyer les événements. Même mieux, il nous livre quelques scènes d’action vraiment divertissantes, spécialement le combat final. Ne pas savoir que c’est du Uwe Boll, personne ne pourrait s’en rendre compte.

Il ne reste plus qu’à Uwe à faire plus attention aux petits détails et il deviendra l’un des grands! Par exemple, à cause de l’orage, il n’y a plus d’électricité, donc le réfrigérateur ne fonctionne plus. Et pourtant, plusieurs jours plus tard, les survivants réussissent quand même à manger des sandwichs au jambon! Comment ont-ils réussi à garder la viande au frais? Même chose pour l’éclairage. La maison n’est illuminée la nuit que par des chandelles et pourtant, spécialement durant une scène de baise, il y a tellement de lumière qu’on peut voir les points noirs de la fille dans son dos! Mais bon, ce ne sont que de petits détails.

Le scénario, tant qu’à lui, est tout aussi surprenant. En fait, The Final Storm est séparé en deux histoires distinctes qui s’entrecroisent. Tout d’abord, tout ce qui entoure l’orage et la disparition des humains est extrêmement intéressant. À plusieurs reprises, on nous parle que ça serait peut-être la fin du monde, mais rien n’est jamais vraiment clair, nous laissant dans le doute, laissant libre court à notre imagination. Cependant, l’autre moitié de l’histoire est un peu moins intéressante. Nous sommes alors spectateur d’un huis clos entre la famille Grady et Silas, ce dernier semant parfois la pagaille, d’autres fois offrant son aide, laissant toujours planer le doute sur ses véritables intentions. Malheureusement, on nous tire de chaque côté un peu trop souvent, rallongeant simplement le film au lieu de garder un rythme constant et efficace.

Il semble que les zombies ne soient pas les seuls revenants dont Uwe Boll s’occupe, il y maintenant aussi Luke Perry! Cet acteur fétiche de notre bon rédacteur en chef est carrément sorti des boules à mites et d’après moi, la fumée l’a atteint au cerveau, car il n’est pas aussi suave et spectaculaire qu’autrefois. Celui qui avait réussi à charmer Brenda et la déverguer sur l’air de « Losing My Religion » de R.E.M. dans la série culte Beverly Hills 90210 ne réussit guère à nous impressionner ici, semblant trop froid et stoïque, ne sachant pas trop quoi faire. Laissons-lui le bénéfice du doute, rejetant le blâme sur le personnage, mais disons que The Final Storm ne sera pas l’œuvre qui le remettra sur la carte.

The Final Storm n’est certainement pas une œuvre phare dans la filmographie de Uwe Boll, mais c’est tout de même une marche de plus vers la gloire éternelle qu’il connaitra un jour!

  • Dominic Paulhus

  • Believers (2007)
    The Road (2009)

     

     
     


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