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FRANKENSTEIN1973
RÉALISATION: Glenn Jordan Durant les années 70, le producteur et réalisateur Dan Curtis s'est fait un nom notamment grâce à la série Dark Shadows, mais aussi en raison de ses nombreux téléfilm horrifique. Parmi ceux-ci, The Night Stalkers et Trilogy Of Terror sont rapidement devenu des références dans le genre. À l'aise avec le format télévisuel, Curtis a profité de celui-ci pour mettre en image deux de ces romans favoris, Dracula (avec Jack Palance dans le rôle titre) et Frankenstein. Pour sa version de Frankenstein, Dan Curtis a choisi de rester le plus fidèle possible au roman. Tout en s'inspirant du film classique produit par Universal en 1931, Curtis (qui agit comme producteur et scénariste) incorpore des éléments souvent laissés de côté, comme la création d'une fiancée pour le monstre, élément que James Whale n'avait utilisé que pour sa suite Bride Of Frankenstein. L'histoire suit donc, comme vous vous en doutez surement, le Dr. Frankenstein, qio suite à une expérience, donne vie à un être humain composé de partie de corps volés à différents cadavres. Dès le début de cette enième adaptation du roman de Mary Shelley, il est facile de constater qu'elle ne figurera pas parmi l'élite, c'est à dire les adaptations de James Whale et du studio Hammer. Présenté dans le cadre de l'émission Wild World Mystery, qui présentait hebdomadairement des téléfilms d'horreur et de science-fiction, Frankenstein a très mal vieilli. À mi-chemin entre une pièce de théâtre filmée et un soap américain, le film manque terriblement de vie au niveau visuel et offre des performances statiques de la part des acteurs. Le format du téléfilm est souvent un handicap pour le cinéma d'horreur et Frankenstein transpose cet handicap à un autre niveau! Pendant près de deux heures, les acteurs livrent les grandes lignes de l'hsitoire sans passion et sans ambitions. Outre un visuel qui ferait passer Virginie pour de la grande télé, la réalisation de Glenn Jordan est inapte, comme si le cinéaste ne se contentait que de placer la caméra devant l'action. Bien que le script soit fidèle à sa source, le côté horrifique de l'histoire est peu exploité, les scénaristes ayant préféré mettre de l'avant l'humanisation du monstre. Ceci n'est pas une mauvaise idée, mais compte tenu de faible budget et de manque de mordant de la réalisation, une ambiance plus macabre aurait grandement aidé le métrage. Malgré ses nombreux défauts, le Frankenstein de Dan Curtis demeure une curiosité que les amateurs du récit de Mary Shelley ne voudront pas manqué. Que ce soit pour voir l'interprétation de Bo Svenson dans le rôle du monstre (nommé "The Giant" dans le générique) ou les choix narratif de Curtis et de ces deux co-scénaristes, le film a quelques atouts à offrir pour les curieux. Il aurait été malgré tout intéressant de voir le résultat avec Curtis comme réalisateur. Bien qu'il agisse en tant que producteur et scénariste, la réalisation morne de Glenn Jordan empêche le film d'être considéré comme la véritable vision de Dan Curtis. Frankenstein est offert sur DVD, gracieuseté de Dark Sky Films.
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