| |
FRAT HOUSE MASSACRE
2008
RÉALISATION: Alex Pucci
SCÉNARIO: Draven Gonzalez
AVEC: Rane Jameson, Chris Prangley, Jon Fleming, Niki Rubin et Lisa DiCicco
Je ne suis pas de ceux qui souffrent de nostalgie aigüe en parlant d’horreur. Je considère que le genre se porte très bien depuis les 10 dernières années. Bien que les slashers américains des années 80 n’aient jamais vraiment été ma tasse de thé, je reconnais que certains d’entre eux ont littéralement changé le visage de l’horreur. Pas étonnant donc, que les hommages à ce sous genre soient aussi populaires. Populaires, abondants, au goût du jour… Mais pas forcément nécessaires.
Avec un titre comme Frat House Massacre, ai-je vraiment besoin de décrire l’histoire en profondeur? Une chose est sûre, le film renferme bel et bien une fraternité universitaire et un massacre, mais heureusement, tout n’y est pas si linéaire.
Bobby et Sean (Rane Jameson et Chris Prangley) sont deux frères qui s’apprêtent à vivre une rentrée universitaire pleine de sexe, de drogue et de disco. Malheureusement, Bobby est victime d’un grave accident de la route qui le plonge dans le coma juste avant la rentrée. Le cœur gros, Sean retourne à la vie étudiante pour y retrouver ses confrères de la fraternité des Delta Iota Epsilon (D.I.E. !), groupe sélecte dirigé par le méprisable Mark (Jon Fleming), qui prend plaisir à torturer ses apprentis pour… Rien. Quand les jeux de tortures du clan vont trop loin pour Sean, il décide de quitter le club, mais il en paye d’abord le prix. Il est assassiné pendant que Bobby reprend conscience chez lui. Désormais habité par l’esprit vengeur de son frère, Bobby retourne au campus avec un but bien précis : trouver les responsables de sa mort et provoquer un Frat House Massacre!
Frat House Massacre fait partie de cette catégorie d’hommages dont on se serait passé volontiers, sans pour autant être une insulte. Les points forts : Le scénario est relativement bien écrit, le jeu des comédiens est assez juste et la cinématographie est impressionnante. L’histoire, qui est supposément basée sur des faits, est assez bien ficelée pour s’y intéresser. De plus, on arrive généralement à croire à l’époque dans laquelle l’histoire prend place, et on a droit à plusieurs excès de gore de qualité (dont une crevaison de globe oculaire particulièrement sale).
Les points faibles : Le film reste passablement cheap. Certains segments sont inutiles et bon nombre de répliques sont simplement ridicules. Le ratio de beaux-jeunes-hommes-torses-nues m’a fait me questionner sur le public cible, alors que la durée du film (près de 2 heures) m’a semblé abusive. Note au scénariste : Une chorégraphie à la Footloose, douteuse et beaucoup trop longue, n’est pas indispensable pour nous faire comprendre que le film se déroule en 1979. Par contre, pour cabotiner en beauté dans un film déjà trop long, ça fonctionne à merveilles.
Je recommande Frat House Massacre à tous les fans de Twilight qui sont prêts pour un vrai film d’horreur. Je le recommande aussi aux gorehounds qui désirent rassasier leur soif d’entrailles, car dans cette optique, le film livre la marchandise. Frat House Massacre est loin d’être un incontournable, mais il serait faux de dire qu’il ne possède aucun charme.



• Carrie (1976)
• The Prowler (1981)
| |
|