THE FREAKMAKER

1973

RÉALISATION: Jack Cardiff
SCÉNARIO: Edward Mann et Robert D. Weinbach
AVEC: Donald Pleasence, Tom Baker, Brad Harris, Julie Ege et Jill Haworth

Il y a des films bizarres et il y a des films ... BIZARRES ! Parmi ceux-ci, il y a The Freakmaker avec ses créatures mi-homme, mi-plante carnivore, qui s'en prennent aux gens.

Récapitulons du début.

Un professeur un peu fou fait une fixation sur l'évolution des plantes. Il est persuadé qu'il est capable de créer une plante pouvant se déplacer et penser par elle-même. Pour se faire, il doit muter les gênes d'une plante avec ceux d'un humain. Jusqu'ici, ses essais sont plutôt ratés et servent d'attractions dans le "Freakshow" du cirque régional. Ayant besoin d'autres cobayes pour expérimenter, le professeur envoie un de ses freaks capturer de jolies jeunes étudiantes.

Si vous réussissez à survivre aux 10 premières minutes, The Freakmaker s'avère être un film d'horreur plutôt réussi. Le film de Jack Cardiff se veut un hommage au classique Freaks. Il emprunte à ce film le cirque de "freaks" tout en y ajoutant une intrigue de savant fou. Tout comme c'était le cas avec le film réalisé en 1932 par Tod Browning, The Freakmaker met en vedette de vrais "freaks". Ceux-ci sont des humains avec de multiples déformations. Parmi ceux-ci, il y a bien sûr quelques nains, mais aussi une femme à barbe, un homme-bretzel, une femme avec de la peau de lézard et un homme qui est capable de sortir ses yeux de ses orifices (il s'appelle d'ailleurs Pop-eye!). Les scènes les mettant en vedette sont bizarres à regarder, sachant que ce n'est pas des effets spéciaux. Je me sentais un peu voyeur en regardant ses humains montrer leurs déformations au public. Par contre, leur présence est bénéfique au film: voir Pop-eye se sortir les yeux m'a donné plus de frissons dans le cou que n'importe quels effets spéciaux. Les "freaks" (je sais, c'est dégradant de les appeler ainsi, mais je ne trouve pas d'autres mots...) ne sont jamais exploités dans le film. En fait, ils sont les personnes les plus civilisés du film. Malgré qu'ils soient relégués au second rang, les effets visuels sont néanmoins très réussis. Les monstres créés par le professeur m'ont fait penser à la transformation que subit Jeff Goldblum dans The Fly.

La plus grande qualité de The Freakmaker est que, malgré l'absurdité de sa prémisse, le film se prend au sérieux. On aurait pu avoir droit à une série B vraiment bas de gamme, mais ce n'est pas le cas. The Freakmaker reste une série B, mais de première qualité. La réalisation fait très années 70 avec ses multiples couleurs et la trame musicale est assez unique en son genre. La présence de Donald Pleasence (Halloween) est un gros plus et est une des raisons pour laquelle le film n'est pas totalement sombré dans l'oubli. Ce dernier personnifie le professeur fou avec un calme et une subtilité bénéfique au rôle.

Subversive Cinema nous présente pour la première fois The Freakmaker en DVD. Ils ont fait un excellent travail de transfert sur ce film "perdu". Les suppléments incluent un très bon documentaire de 25 minutes et un "commentary" avec le réalisateur.

Pour les "freaks" comme vous et moi qui aimons les films bizarres et dégueulasses, The Freakmaker est fortement recommandé.

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