FREEWAY KILLER

2009

RÉALISATION: John Murlowski
SCÉNARIO: David Birke
AVEC: Scott Leet, Doug Haley, Dusty Sorg, Eileen Dietz et Michael Rooker

J’adore Stephen Hawking! Le mec réussit à me faire aimer la science physique grâce à sa vulgarisation efficace. En relisant ses livres, je me suis mis à réfléchir et me questionner sur l’espace. Et j’ai réalisé comme c’est fou! Par exemple, à quel point mon DVD de Freeway Killer est un paradoxe en lui-même! Le boitier réussi à prendre de l’espace réel dans ma bibliothèque, mais ironiquement, le film est vide et dénué d’intérêt!

William Bonin est un meurtrier qui a agi entre avril 1979 et juin 1980 alors qu’il kidnappait, violait et tuait de jeunes hommes faisant du pouce à l’aide de certains complices. Nous sommes donc témoin de la dramatisation des événements alors que Bonin raconte ses aventures à une jeune mère de famille qui tente de savoir si son fils disparu fut l’une de ses victimes.

Je m’assois sur mon divan, ouvre mon traditionnel sac de chips pour films plates afin que je puisse faire quelque chose en même temps et je pars le Freeway Killer. Après une dizaine de minutes, j’entends un orchestre jouer une musique démoniaque alors que je vois apparaître en grosses lettres rouge fait avec des néons le nom Ulli Lommel dans ma tête. Tout criait l’hommage à cet artiste : la succession de meurtre inintéressant, les dialogues pourris, le fait que le film parle d’un tueur en série inconnu et pire encore. Heureusement, le sentiment de panique est vite disparu pour laisser place à l’indifférence.

Parlez-en en bien, parlez-en en mal, mais l’important, c’est dans parler. La pire chose pour une œuvre, c’est d’être ni minable, ni excellente, car alors, elle n’apporte rien. Freeway Killer tombe en plein dans cette catégorie, drette dans la craque du divan cinématographique. On se fou des personnages, la réalisation est ennuyante, les dialogues sont ridicules et les événements sont inintéressants. À la fin du visionnement, on n’a pas l’impression d’être satisfait. Je ne suis jamais tombé dans les pommes, mais j’imagine que ça doit ressembler à ça, avoir écouté un film quelconque pendant une heure et demi et se réveiller à la fin avec l’impression qu’on est juste partie dix secondes auparavant. La réalisation n’aide d’ailleurs en rien. Celle-ci n’est pas vraiment mauvaise, elle est juste correcte. C’est un peu l’équivalent du McDo, ça fait la job, mais c’est loin d’être nutritif.

Ce que je déteste dans ce genre de film, c’est qu’en réalité, nous n’avons aucune idée si ce qui se passe dans le film est près ou loin de ce qui s’est passé réellement. Ce n’est qu’une dramatisation, la vision personnelle du scénariste. Alors de regarder un film comme Freeway Killer ne nous apporte aucune réponse satisfaisante. Pire, ce qu’on nous sert n’est pas plus intéressant. On nous balance évidemment la même merde habituelle, comme quoi notre anti-héros souffre, qu’il vit différemment, qu’il se croit un Dieu quand il tue, son jeune coéquipier gêné deviendra un monstre pire que son mentor et que le complice habituel sera extrêmement jaloux et blablabla. Pourquoi écouter ce film quand je peux tout voir ça mieux fait, dans un meilleur film. Si je veux boire du Quick, je vais acheter la bonne marque, pas la version Dollorama qui s’écrit Kouique et goûte la marde.

Freeway Killer n’apporte rien de nouveau sur la table et n’est même pas assez mauvais pour être réellement divertissant. Entre ça et faire autre chose, comme compter les stalactites sur mon plafond de stucco, faire le ménage dans mon garde-manger ou écouter le télé bingo à Vox, il n’y a pas grande différence! C’est tout dire!

  • Dominic Paulhus

  • • American Psycho 2: All American Girl (2002)
    Curse of the Zodiac (2007)

     

     
     


    Horreur Web © 2003-2010
    Création/rédaction: Dany Champagne • Graphisme: Daniel Bérard