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FRIGHT NIGHT
1985
RÉALISATION: Tom Holland
SCÉNARIO: Tom Holland
AVEC: William Ragsdale, Roddy McDowall, Chris Sarandon, Amanda Bearse et Stephen Geoffreys
« Ladies and gentlemen, Fright Night Theatre !» Des frissons parcourent chacun des membres de mon corps à cet appel. C’est que ce film m’est plus cher que bien d’autres. Grâce à lui, la fascination pour l’horreur à saveur humoristique s’est développée rapidement dans la tête de la petite fille que j’étais à l’époque. Une mince tâche à critiquer, alors ? Oh que non, car je me dois d’emprunter la voix de l’objectivité dans ce travail ! Je vous promets que je vais tenter par tous les moyens d’y arriver malgré le fait que je sois vendue à ce Fright Night et le premier tueur de vampires, Peter Vincent, qui croisa mon chemin.
Charley Brewster (William Ragsdale) est un adolescent fanatique de films d'épouvante, surtout ceux présentés par son animateur préféré, Peter Vincent (Roddy McDowall), lors de son émission Fright Night. Ses proches le savent bien, Charley a l'imagination fertile et il crie facilement au loup. Lorsqu'un nouveau propriétaire (Chris Sarandon) s'installe dans la maison d'à côté, le jeune homme se persuade qu'il s'agit d'un vampire. C'est qu'il fut témoin du transport d'un cercueil la première nuit du déménagement. De plus, il s'aperçut que la femme retrouvée morte vidée de son sang est celle qu'il a vu s'introduire chez son voisin la soirée d'avant. Il tente d'alerter sa mère, sa copine et son meilleur pote, mais tous croient qu'il s'agit d'une de ses nouvelles fabulations. Décider à mettre un terme à ce voisin indésirable, Charley entreprend de le chasser comme son idole l'aurait fait. Sans aucun autre recourt, ses amis demandent à M Vincent d'écarter les élucubrations de Charley avant qu'il ne lui arrive quelque chose de regrettable. Mais, se peut-il qu'il ait raison et que ce Jerry Dandrige soit un véritable vampire ?
Tom Holland a déclaré qu'en réalisant Fright Night, il souhaitait transporter la fable du garçon qui crie au loup dans une ère contemporaine. Et comme le dit un de ses personnages, il s'agit d'une dénonciation des nouveaux courants filmiques dans l'horreur, ceux mettant en vedette des tueurs en série masqués (genre slasher). On sent une grande nostalgie face aux films de monstres fantastiques personnifiés par des Christopher Lee, des Peter Cushing, des Bela Lugosi et toute la gamme d'oeuvres réalisées par la Hammer Production. Un magnifique hommage à ce cinéma qui se faisait remplacer à la vitesse de l'éclair. Les clins d'oeil abondent et même les moins experts peuvent se vanter d'en trouver.
Par le fait même, Holland a décidé de garder les règles préétablies sur le vampirisme. Aucun vampire ne brille au soleil ! L'eau bénite, les croix et les pieux restent des armes de choix. Le démon incarne le charmeur par excellence (du type Dracula à la Lee), il peut se transformer en chauve-souris, dort dans un cercueil et possède un laquais (un Igor) qui exécute ses basses besognes. Suite à ces simples règles, une histoire se conterait pratiquement toute seule. Aucune garantit sur la qualité des oeuvres, par contre.
Fright Night se trouve dans le camp des vainqueurs. Son succès commercial fut de 25 millions de dollars et il se retrouve en 16e position dans le palmarès des meilleurs succès en salle de toute l'histoire du cinéma vampirique. Il faut dire qu'il tombait à un moment opportun et que la recette utilisée sut charmer son spectateur. Holland était pratiquement inconnue à l'époque, mais la renommée Boss Film Corpopration (Ghostbusters, Poltergeist II) réalisa avec brio les maquillages et les effets spéciaux. La musique suivait les courants des 80's et fut maniée avec habileté. J'ose aussi croire que le charisme des personnages de Sarandon et de McDowall ainsi que l'authenticité de William Ragsdale permettaient une meilleure réception de la part de l'auditoire.
Avec ce recul, je suis encore plus bouche bée face à Fright Night. Je me rends compte à quel point cette oeuvre est un pivot dans l’univers du cinéma d'horreur à saveur de sang et d'humour. Bien sûr, en s'installant devant ce film on doit se mettre dans une humeur empreinte de cheveux bouffants et de keytars, mais l'expérience en vaut amplement la chandelle. Now it’s time to return to our main feature, Fright Night Theater.



• Vampire, vous avez dit vampire? (titre français)


• Fright Night Part 2 (1988)
• Fright Night (2011)


• The ‘burbs (1989)
• Cursed (2005)
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