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FURNACE2008
RÉALISATION: William Butler Être acteur n’était pas suffisant pour William Butler. Après plusieurs rôles dans des films d’horreur tels que Friday the 13th Part VII, Leatherface: Texas Chainsaw Massacre 3 et le remake de Night of the Living Dead de Tom Savini, Butler a tenté sa chance comme réalisateur. Le premier film qu’il a fait et qui a attiré l’attention fut Madhouse. Malgré les critiques mitigées, il continua à s’adonner à son art. Son dernier bébé, Furnace, nous prouve que, non seulement il a choisi de jouer dans des suites douteuses de classiques d’horreur, mais que même ses propres œuvres ne lèvent pas très haut. À la suite d’un suicide douteux, le détective Micheal Turner décide d’aller fouiner un peu à la prison où la victime travaillait. Là-bas, il découvre que plusieurs autres suicides bizarres ont eu lieu. Avec l’aide de la psychologue de l’établissement, Turner va faire son enquête et découvrir la vérité. Sans vouloir faire un mauvais jeu de mots, Furnace sent le réchauffé ! Comme la plupart des films de fantômes post-Ring, Furnace utilise l’idée de la petite fille maléfique, mais dans un décor différent. De plus, le scénario est hyper prévisible. Ça va de la finale que l’on voit venir une heure et demi à l’avance, à la scène de baise aux chandelles, le protagoniste qui regarde la photo de sa petite famille et confie comment ils sont morts tragiquement et j’en passe. Mais le plus gros handicap au film est son casting. En regardant la pochette, on voit que les acteur sont supposés être un gros attrait. Cependant, ils jouent tous sans grande conviction et semblent n’avoir aucun plaisir à jouer, spécialement Micheal Paré qui donne une performance même pas digne d’un mauvais téléfilm. Le long métrage ne possède aucun charme. Même Danny Trejo qui, d’habitude, mérite un «yeah» bien fort lorsqu’il apparaît à l’écran, ne réussit même pas à titiller l’intérêt du spectateur. En regardant Furnace, on peut apercevoir légèrement que Butler adore les films d’horreur. Après tout, on n’a qu’à regarder sa filmographie comme acteur pour s’en rendre compte. Malheureusement, il n’arrive pas à transmette son amour pour le genre à travers ses compétences techniques. Les scènes d’horreur ne contiennent aucun gore et elles sont encore moins soutenues par du suspense. Par exemple, dans les films de fantômes, l’apparition de ces derniers devrait être insoutenable ou, tout le moins, effrayante. Dans le cas de Furnace, c’est le jeu des acteurs qui fait plus peur que les spectres eux-mêmes. Avec rien de nouveau sous le soleil, Furnace ne vaut ni la location, ni le déplacement. Pour les malchanceux comme moi qui ont une copie, on peut maximiser son utilisation en s’en servant comme appuie-livres, mais même à cela, ce serait une insulte aux livres qu’il appuierait. Furnace est distribué sur DVD par Genius Entertainment.
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