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GHOST RIDER2007
RÉALISATION: Mark Steven Johnson Crée en 1972 par Roy Thomas, Gary Friedrich et Mike Ploog, Ghost Rider raconte d’abord l’histoire de Johnny Blaze, de 1973 à 1983. Ce fut ensuite le tour de Daniel Ketch, le nouveau "Ghost Rider", dont les aventures furent publiées de 1990 à 1998. Au festival de Cannes 2000, Marvel annonça qu’il y aurait bientôt un film sur Ghost Rider. Durant 4 ans, le projet passa sous les mains de plusieurs réalisateurs et durant un moment, Johnny Depp fut considéré pour jouer Johnny Blaze. Lorsqu’il a entendu cela, Nicolas Cage supplia les studios de lui donner le rôle, car il est un énorme fan de la série. C’est ainsi qu’en Février 2005, le film commença finalement à être tourné après plusieurs années d’attente. Alors qu’il vient d’apprendre que son père a le cancer, Johnny Blaze reçoit la visite de Mephistopheles. Ce dernier lui offre de guérir son père en échange de son âme. Malheureusement, Johhny accepte et son père meurt le lendemain durant un accident. Plusieurs années plus tard, alors qu’il est devenu un casse-cou célèbre, Johnny reçoit à nouveau la visite de Mephistopheles qui lui annonce qu’il sera son nouveau "Ghost Rider" et qu’il doit tuer son fils, Blackheart avant que ce dernier trouve un contrat qui le rendra trop puissant. On pourrait dire que Ghost Rider est à l’image de Satan lui-même, car il possède un charisme indéniable. Tout d’abord, le personnage de Johnny Blaze n’est heureusement pas un stéréotype de plus parmi tout les super héros que l’on connaît. Celui-ci possède une personnalité intéressante et on emphatise réellement avec ce qu’il vit. Par exemple, le fait qu’il fasse des cascades de plus en plus dangereuses n’est pas pour la gloire et la célébrité. Blaze effectue ces cascades par nécessité de savoir si c’est bien lui qui contrôle sa vie et non Mephistopheles qui veille sur lui comme une épée de Damoclès. Le scénario de Mark Steven Johnson nous sert donc un personnage très bien développé malgré le caractère du film. On aurait pu facilement nous donner un héros Hollywoodien qui n’agit que par vengeance. Ce qui est ironique, c’est que le personnage le plus intéressant dans le film est Ghost Rider et qu’il est lui-même justement un individu unidimensionnelle. Durant le long métrage, Blaze n’est pas capable de contrôler le Ghost Rider et chaque apparition de ce dernier nous montre un anti-héro avec zéro personnalité. Cependant, dès qu’on le voit, on plonge totalement dans le film. Une des explications pour l’attraction que l’on peut éprouver pour le Ghost Rider serait qu’à chaque fois qu’on le voit, on a droit à des scènes d’action enlevantes. Johnson avait fait un travail respectable de ce coté avec Daredevil, mais ici, il se surpasse. Le Ghost Rider se bat de plusieurs façons et contre n’importe quoi. Le Rider possède à sa disposition une moto avec laquelle il effectue des poursuites passionnantes et une chaîne avec laquelle il se bat. C’est d’ailleurs lorsqu’il s’en sert que l’action augmente d’intensité. D’ailleurs, une des scènes qui m’a marqué le plus est lorsqu'il se bat contre un hélicoptère avec sa chaîne. Au lieu d’avoir l’air complètement loufoque à l’écran, cette scène est remplie d’action et nous tient en haleine. À vrai dire, ce combat fait partie d’une plus grande scène, qui est à mon avis, la plus réussit du film. Malheureusement, les combats les moins intéressants se trouvent à être ceux contre les méchants du film, car ceux-ci sont carrément désagréables dans le mauvais sens du terme. Dans un film de ce genre, le méchant doit au moins posséder une présence pour qu’on aime le détester. Dans ce cas-ci, on les exècrent, mais pas pour la bonne raison. Le Rider doit affronter Blackheart, le fils de Mephistopheless, ainsi que trois de ses amis. Le problème, c’est que ces quatre joyeux lurons sont moins qu’intéressant et ils ont des personnalités qui dépassent de loin la caricature du méchant Hollywoodien, si cela est humainement possible. Alors si chaque fois qu’on les voit, l’enthousiasme que l’on ressent durant le film disparaît, il y a un sérieux problème. Ghost Rider est un divertissement très honnête et intéressant. Ce qui est dommage, c’est qu’il pourrait être un petit peu plus si le côté horreur technique et les méchants auraient été mieux travaillés.
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