GINGERDEAD MAN 2:
THE PASSION OF THE CRUST

2008

RÉALISATION:Silvia St.Croix
SCÉNARIO: Muffy Bolding et William Butler
AVEC: K-Von, Kelsey Sanders, Bruce Dent, Joseph Porter et John Vulich

Une suite dans laquelle l’attrait principal du premier opus n’y est plus (Gary Busey) et un réalisateur qui n’ose même pas mettre son propre nom, utilisant un pseudonyme? Ça n’augure rien de bon!

Les studios Cheatum sont sur le bord de la faillite. Le jeune Kelvin Cheatum, tentant de faire revivre l’empire familial, mets en production une tonne de projets en même temps. Alors que le bordel pogne sur l’un des plateaux, la femme qui s’occupe du service de traiteur apporte une boîte de pâtisseries, données par sa sœur. En l’ouvrant, horreur! Le bonhomme en pain d’épices maléfique s’y trouve et ce dernier sème la terreur autour de lui. Au même moment, Tommy, un jeune atteint d’une maladie incurable visite le studio accompagné d’Heater, l’employée d’une fondation qui exauce les souhaits de mourants.

Gingerdead Man 2: The Passion Of The Crust dure exactement 112 minutes! Et je me suis endormi trois fois en le regardant.

Le tout débute quand même bien, avec un petit montage relatant ce qui s’est passé dans le premier film. Ensuite, Bam!! Le générique part en trombe, alors qu’on nous fait défiler une série d’affiches de vieux films alors que joue une reprise de Bad Reputation de Joan Jett. Au début, je me dis « wow! Cette nouvelle version est quand même bien! ». Si le film est aussi bon que le générique, ça va être malade! Après dix secondes, je baisse le son. Après une minute je mets le film sur mute, écoeuré d’entendre la chanteuse répéter les mêmes paroles encore et encore. Après deux minutes, j’ai du sang qui me coule des oreilles. Rendu à la fin du générique, je suis en convulsion. Mon « high » n’aura pas duré longtemps!

Et ma souffrance est loin d’être terminée. Avouons-le tout de suite, le film est une merde. Muffy Bolding et William Butler ne se sont décidément pas forcés à l’élaboration du script. Premièrement, le Gingerdead Man arrive comme un cheveu sur la soupe. Dans le petit montage du début, on apprend qu’il est mort et sans explication, il arrive sur le plateau dans une boîte de beignes. Jamais on ne nous explique comment il est ressuscité, ni pourquoi. De plus, les scénaristes semblent avoir travaillé très fort pour écrire les pires « one liners » de l’histoire du cinéma. Tous les dialogues du Gingerdead Man ne sont que ses petites phrases « cheesy » et pas drôles du tout et il y en a une tonne! Imaginez les dialogues de Chucky dans Bride of Chucky, mais fois cent! Et le reste du scénario est tout aussi long et ennuyant. Les personnages sont à peines développés et les événements sont inintéressants.

De plus, le scénario tente d’insérer beaucoup d’autodérision et de clins d’œil par rapport au monde des films à petit budget de ce genre. Cependant, alors que plusieurs coups n’atteignent pas leurs cibles, le reste semble plutôt le produit de gens frustrés et cyniques envers le milieu. Sans compter que l’une des sous-histoires est à propos de la neuvième suite de la série Tiny Terror, une parodie de Puppet Masters du studio Full Moon.

Cependant, je dois avouer que le film contient quelques moments de génie, comme le meurtre d’un des personnages qui se fait défoncer l’anus par un fer à friser. De plus, l’un des personnages du faux film Tiny Terror 9 : Purgatory of the Petite, n’est rien de moins qu’un vibrateur hanté. L’idée en tant que telle est géniale et il faut absolument voir le design de la chose! Hilarant!

Ce qui est le plus surprenant, c’est que malgré que ce soit un film indépendant à petit budget, le film comporte son lot de caméos, comprenant Michelle Bauer, John Carl Buechler (Troll), Adam Green (Hatchet ), Nick Nicotero et David DeCoteau. D’ailleurs, le caméo de ce dernier est archi drôle, faisant référence au fait qu’il tourne des films à forte tendance homosexuelle. En fait, regarder Gingerdead Man 2 c’est comme ouvrir un « Où est Charlie? ».

Quoi dire de plus? J’ai déjà trop gaspillé d’encre sur cette critique. Gingerdead Man 2: The Passion Of The Crust est un film à éviter, malgré ses deux ou trois éclairs de génie. En fait, ne prenez pas de chance, vous voyez ce film, trempez-le dans un verre de lait et laissez-le se désintégrer!

  • Dominic Paulhus

  • • Gingerdead Man (2005)

     

    • Evil Bong (2006)
    • Demonic Toys (1992)

     

     
     


    Horreur Web © 2003-2010
    Création/rédaction: Dany Champagne • Graphisme: Daniel Bérard