Good Son

THE GOOD SON

1993

RÉALISATION:Joseph Ruben
SCÉNARIO:Ian McEwan
AVEC: Elijah Wood, Macaulay Culkin, Wendy Crewson, Daniel Hugh Kelly et David Morse

Le film qui a commencé ma semi-histoire d’amour avec les films d’enfants maléfiques!

Après la mort de sa mère, Mark s’en va vivre avec son oncle et sa famille pour deux semaines, le temps que son père termine un accord qui les rendra riches. Au début, tout va pour le mieux et Mark se lie rapidement d’amitié avec son cousin Henry. Mais au fil des jours, Mark se rend compte que son cousin est extrêmement dangereux. Mark livrera une guerre sans merci contre Henry afin de sauver sa tante et sa cousine. Un combat ultime entre Frodon et Kevin McCallister.

J’ai souvent dit que la plupart des films n’arrivaient pas à garder un suspense en haleine lorsqu’on découvrait tôt dans que le personnage était un psychopathe. Je continue à le croire, mais j’ai réalisé qu’il y a une exception à mes yeux, soi lorsque le psychopathe est un enfant. Dans ce cas, la règle ne s’applique plus. C’est surement le fait qu’on n’arrive pas à croire qu’un enfant puisse être à ce point dérangé. De continuer le film en sachant la nature de l’enfant et le regarder faire des actes monstrueux nous émerveille et capte notre attention. Les films d’enfants maléfiques m’ont toujours impressionné. Contrairement à des tueurs adultes, on ne peut vraiment intellectualiser le fait que le mal existe. Car en fait, un enfant psychopathe est le mal à l’état pur. Cet enfant n’agit que par instinct. Il n’est pas assez mature pour avoir intégré des concepts sociaux qui nous permettraient de le voir sous un autre œil, comme n'importe quels autres psychopathes dans des films tels qu’Hannibal Lecter, Norman Bates ou autres.

Le scénario est fluide quant à lui. Il n’y a pas vraiment de scènes de trop et la tension entre les deux enfants est parfaite. À aucun moment on ne se dit que ce n’est pas plausible ou que tout arrive trop vite. Et n’importe quel scénario qui fait dire à Macaulay Culkin : « Hey Mark, don’t fuck with me » mérite tout mon respect!

Évidemment, le gros du travail revient au réalisateur Joseph Ruben (The Stepfather) qui crée un captivant suspense. Il y a quelques scènes à nous mettre sur le bord de notre siège, comme lorsqu’Henry essaie d’assassiner sa jeune sœur en la « jetant » sur de la glace trop mince à la patinoire. Sinon, la scène qui m’a toujours marqué, même étant jeune, est le combat final entre Mark et Henry. À la fois, un personnage doit faire un choix déchirant. J’ai toujours trouvé que cette scène était extrêmement bien faite et reflétait le combat intérieur du personnage.

Le plus surprenant, c’est le choix de Macaulay Culkin en méchant. En 1993, il venait de faire les deux premiers films de la série Home Alone et My Girl, des longs métrages dans lesquels on voit un Macaulay mignon à craquer et très attachant. De le voir ici en « petit crisse » est non seulement étrange, mais surprenant, car il est excellent dans ce rôle. On le croit réellement méchant et vicieux. The Good Son est l’un des meilleurs films du genre à mon avis. Non seulement par la qualité de la réalisation et du texte, mais aussi par la justesse du jeu de ses deux jeunes acteurs.

C’est aussi une pièce d’anthologie, car le film fut prophétique. Le bon garçon est celui qui a encore une carrière à ce jour alors que le méchant ne fait plus rien. Une belle leçon à apprendre à vos enfants. Regarde mon garçon, si tu n’écoutes pas papa et maman, voilà à quoi tu pourrais ressembler plus tard!

maculay culkin

  • Dominic Paulhus

  • • Le Bon Fils (version française)

     

    The Children (2008)
    Orphan (2009)

     

     
     


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