THE GRUDGE

2004

RÉALISATION: Takashi Shimizu
SCÉNARIO: Stephen Susco et Takashi Shimizu
AVEC: Sarah Michelle Gellar, Jason Behr, Clea Duvall, Ted Raimi et Bill Pullman

La version américaine de The Ring ayant obtenu beaucoup de succès (lire $$$), il était à prévoir que les studios allaient refaire d'autres films d'horreur japonais pour le marché nord-américain. Le remake de Ju-On, intitulé The Grudge, a la particularité d'être réalisé par le créateur des quatre films japonais de la série, Takashi Shimizu.

L'élément le plus intéressant de cette adaptation est le fait que l'histoire n'ait pas été déplacée aux États-Unis et se déroule au Japon. Karen et son copain Doug sont donc au Japon pour étudier. Karen a un stage de préposée aux bénéficiaires et, dans le cadre de son travail, elle doit se rendre dans la maison d'Emma pour s'occuper d'elle. Dès qu'elle y entre, Karen ne s'y sent pas à l'aise. Le moment ne saura tarder avant qu'elle ne vienne en contact avec des fantômes qui hantent la demeure. À l'aide de flashbacks, le passé sordide de la demeure nous est dévoilé.

J'ai bien aimé le film, mais à ma sortie du cinéma, j'étais plutôt déçu. Takashi Shimizu nous offre une multitude d'excellentes scènes superbement réalisées. Le problème est que ces scènes ont de la misère à former un tout homogène. Bref, le film raconte plusieurs courtes histoires qui, une fois terminée, n'amènent pas grand chose au film. Par contre, si on les prend à part, elles sont excellentes.

Un peu à la façon de Pulp Fiction, le film nous est raconté en fragments qui ne suivent pas nécessairement un ordre chronologique. Aussi, plusieurs questions nous sont laissées sans réponses et plusieurs moments n'ont pas de sens. Ces éléments en laisseront plusieurs perplexes. Moi, je trouve que c'est la qualité première du film. J'adore qu'un film ait ce que j'appelle un aspect "What The Fuck ?" et The Grudge m'a agréablement bien servi. La distribution est aussi très variée avec Ted Raimi (Frère de Sam), Clea Duvall (The Faculty), Bill Pullman (The Serpent And The Rainbow), Jason Behr (Roswell) et, bien évidemment, Sarah Michelle Gellar. Étant un grand fan de l'émission Buffy The Vampire Slayer, j'avais vraiment peur de voir Buffy le personnage et non Sarah Michelle l'actrice. Ma crainte était non fondée puisque Gellar, sans être excellente, se débrouille très bien.

The Ring m'ayant effrayé comme ce n'est pas possible, je m'attendais à l'être aussi par ce film. Malheureusement, ce ne fut pas le cas. J'ai fait le saut à plusieurs moments et quelques scènes m'ont donné la frousse, mais je n'ai jamais vraiment eu peur. À ma sortie du cinéma, le film était chose du passé. Faut dire que la dernière scène, complètement ratée, y est sûrement pour quelque chose. Le film était jusque là pas trop américanisé et offrait quelque chose de différent. Cependant, la dernière scène pue Hollywood à plein nez et aurait plus sa place dans un Friday The 13th Part 6. C'est dommage car les 20 minutes qui la précèdent sont excellents. Le réalisateur utilise une approche surréaliste pour nous raconter la fin de son film et j'ai adoré.

Les comparaisons avec The Ring sont, évidemment, inévitables. The Grudge n'arrive pas à la cheville de The Ring, mais cela n'en fait pas nécessairement un mauvais film. Malgré ses nombreux défauts, le remake de Shimizu a le mérite d'être différent et est, à défaut de nous offrir une histoire sophistiquée, un festin pour les yeux. À prendre à la légère.

NOTE

Dans la même série

  • Ju-On (2000)
  • Ju-On 2 (2000)
  • Ju-On: The Grudge (2003)
  • Ju-On: The Grudge 2 (2003)

    SUGGESTIONS

  • The Ring (2002)
  • The House Where Evil Dwells (1982)