THE HAUNTING OF MOLLY HARTLEY
2008
RÉALISATION: Mickey Liddell
SCÉNARIO: John Travis et Rebecca Sonnenshine
AVEC: Haley Bennett, Jake Weber, Chace Crawford, Shanna Collins et Shannon Marie Woodward
Si The Haunting Of Molly Hartley est ce que les studios ont de mieux à nous offrir en cette période de l'Halloween, c'est signe que le cinéma d'horreur Hollywoodien est plus mal en point qu'on ne le croyait!
Après que sa mère l'ait poignardée avec un ciseau, Molly Hartley déménage avec son père pour refaire sa vie. Mais voilà que l'adaptation à sa nouvelle école ne se fait pas sans embûche. La jeune fille est victime d'hallucinations étranges en plus d'entendre des voix. À la veille de son 18ième anniversaire, elle apprend que sa mère avait fait un pacte avec le Diable lorsqu'elle était morte à sa naissance. Ce pacte lui permettait de retrouver la vie, jusqu'au jour de ses 18 ans, lorsque le Démon allait revenir la chercher. Avant de souffler les chandelles de son gâteau, Molly devra tenter d'échapper à son destin cruel.
Il faut donner un certain crédit aux scénaristes de The Haunting Of Molly Hartley qui ont concocté une histoire différentes de la vague horrifique récente. John Travis et Rebecca Sonnenshine (American Zombie) ont puisé leur inspiration dans la multitude de films de possession démoniaque qui ont suivis le succès de The Exorcist dans les années 70. Le problème est que le produit final est aseptisé et dénué du moindre moment horrifique. On se croirait dans un spécial d'Halloween de Hannah Montana! Ce qui fait de The Haunting Of Molly Hartley un des films les plus emmerdant des dernières années! Malgré un scénario qui trempe dans la série B horrifique (le Démon va venir te chercher à ton 18ième anniversaire), le réalisateur Mickey Liddell y va d'une approche sérieuse et monotone, donnant ainsi l'impression de regarder un mauvais téléroman d'après-midi.
Liddell agace constamment le spectateur avec des promesses de possession, de Démons et de combat entre le bien et le mal. Mais lorsque vient le temps de livrer la marchandise, il se cache derrière sa cote "PG13" et fuit sa tâche première qui est de divertir son public cible.
Mis à part le personnage principal qui saigne constamment du nez, la couleur rouge est absente de The Haunting Of Molly Hartley, tout comme la moindre hantise que suggère le titre. Le distributeur canadien a d'ailleurs bien fait de rebaptiser le film avec le mot "cauchemar". Le film de Liddell est plutôt peuplé de hausses subites du son complètement inutiles et de clichés scénaristiques en plus d'emprunter le moindre revirement à de bien meilleurs films (The Omen, notamment).
Lorsque vous avez une histoire aussi loufoque que celle de The Haunting Of Molly Hartley, vous vous devez de l'exploiter avec une certaine ironie et une prise de conscience du potentiel excessif du matériel. En refusant de s'accepter comme film d'horreur d'exploitation et en tant qu'hommage au cinéma du passé, The Haunting of Molly Hartley se plante royalement. Les producteurs n'ont plus qu'à espérer que leur jeune et jolie distribution (des acteurs tous plus mauvais les uns que les autres) s'aura attirer les jeunes filles prépubertes! Quelle horreur!!!
Si vous voulez rendre hommage à un genre passé, il est de votre devoir de reprendre avec respect la recette originale. The Haunting Of Molly Hartley est un gâchis irrécupérable produit par une bande de cravatés qui n'ont aucune idée de ce qu'ils font. À éviter à tout prix!!



• Le Cauchemar de Molly Hartley (version française/Québec)


• The Devil's Daughter (1973)
• Disturbing Behavior (1998)
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