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HELLEVATOR2004
RÉALISATION:Hiroki Yamaguchi Hellevator était d’abord un court métrage qu’Hiroki Yamaguchi a fait pour l’école. Ayant reçu un accueil favorable, il décida d’en faire un long métrage, son premier en carrière. Nous sommes dans le futur et le gouvernement Japonais est devenu autoritaire. Alors qu’elle se fait surprendre une cigarette à la main, Luchino se fait poursuivre par la police. Elle arrive alors à se cacher dans un des nombreux ascenseurs qui sont devenu les moyens de transport principaux. Durant le voyage, sur une centaine d’étages, elle rencontrera plusieurs personnages, dont deux prisonniers qui doivent aller se faire exécuter. Si Hellevator était un humain et irait à l’école, il serait l’élève gothique que même les plus iconoclastes ne pourraient endurer. Hellevator veut tellement être différent et bizarre qu’il en devient extrêmement irritant, et ce, sur tous les niveaux. Tout d’abord, la réalisation de Yamaguchi est faite de façon maladroite. Certains réalisateurs, qui veulent faire une expérience de style, oublient souvent que même dans le désordre, cela prend un ordre qui a du sens. Des films comme Eraserhead, Tetsuo: Iron Man et autres, même si pour certains cela n’a aucun but, sont fait selon un plan établie et un sens artistique. Des cinéastes comme Yamaguchi semblent croire qu’il ne suffit que de mettre des images bizarres une après l’autre filmées avec des plans incongrues. Dans ce cas-ci, je pense surtout à la scène où les deux prisonniers font leurs entrées. Pour bien démontrer qu’ils sont dangereux, le réalisateur a pris la peine de faire durer la scène un temps fou en prenant tout les angles de vues possibles des deux personnages en train de faire les faces les plus farfelues du monde. À cela, s’ajoute la « musique » qui est en fait un amalgame de bruits plutôt qu’une mélodie en tant que tel. Le film est comme cela durant toute la durée. Pour les scènes les plus banales, Yamaguchi utilise une cascade de plans de vue, il coupe à toutes les trois secondes. Ce n’est pas normal qu’un long métrage me donne envie de frapper tout ce qui bouge. Évidemment qui dit visuel bizarre dit scénario bizarre. Le long métrage ressemble à Cube, le plus gros de l’action se déroulant dans un espace restreint. Mis à part les dix premières minutes et les flash-backs, la totalité du film se déroule dans l’ascenseur. À vrai dire, ce sont les personnages et les situations qui sont farfelues plutôt que le sujet principal. Les personnalités des personnages et leurs réactions n’ont aucun sens. De plus, Yamaguchi a fait de son héroïne une télépathe qui est capable de voir les crimes des personnes autour d’elle, un peu comme le pouvait Bruce Willis dans Unbreakable. Cependant, ici cela n’à aucun sens et n’apporte rien à l’histoire. Cela devait tout simplement être une méthode de plus pour rendre son film étrange ou alors pour ajouter du gore. Hellevator porte bien son nom : on se croirait en Enfer. Extrêmement pénible, le film est à éviter. Dans le genre, je recommande de loin Cube. Avec les mêmes moyens et des acteurs minables dans les deux, Cube a au moins le mérite d’être divertissant et fichtrement bien fichu.
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