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THE HILARIOUS HOUSE OF FRIGHTENSTEIN
1971
RÉALISATION: Riff Markowitz
SCÉNARIO: Riff Markowitz
AVEC: Billy Van, Mitch Markowitz, Guy Big, Julius Summer Miller et Vincent Price
Il y a bien des choses dans ma vie que je n’aurais jamais pensé voir : Angelina Jolie en chair et en os, un président Américain noir et mon pénis autrement que dans un miroir. Mais tout cela n’équivaut pas la surprise que j’ai eu en écoutant The Hilarious House of Frigthenstein: Vincent Price dans une émission pour enfant Canadienne!!!
Le Conte Frightenstein est l’un des descendants de Dracula. Dans son château, il tente de réanimer un monstre fait de morceaux de cadavre avec l’aide de son imbécile complice, Igor. Mais dans les autres pièces du château se trouvent aussi un professeur de physique, un animateur de radio loup-garou, un voyant, une sorcière et un explorateur. Et nous, nous avons le bonheur de suivre leurs folles aventures.
The Hilarious House of Frightenstein est l’un des projets les plus fous que j’ai vu de ma vie! Et ce n’est pas à cause de l’idée de base ou des sketchs, mais plutôt grâce à la présentation de la série. La prestation des acteurs est incroyable, spécialement Billy Van qui fait presque tous les personnages. Ce mec est carrément hilarant! Il manipule son corps, sa voix et ses manières à la perfection. Il se donne à 400% dans ses personnages et fait le succès de la série à lui seul. Il est facilement comparable à Doug Jones, mais en moins connu, en moins sérieux et en plus ...Canadien! D’ailleurs, la pléiade de personnages est tout aussi intéressante et originale. Il y a le Conte Frigthenstein, son adjoint Igor, un bibliothécaire qui raconte des histoires d’horreur du niveau « Fais-moi Peur », un vétérinaire et j’en passe. Chaque personnage à droit a son segment unique, mais qui se ressemblent tous. Seul déception, ce qui est d’autant plus bizarre, est Vincent Price. Cet acteur de talent ne réussit malheureusement pas à nous charmer dans ses minis segments. Trop stoïque, texte trop moche et plein de petits détails nous font déprécier quelque peu ce Dieu de l’horreur.
Sinon, autre moment psychédélique sont les scènes de danses entre le loup-garou et Igor. À chaque épisode, le loup-garou nous propose une chanson qu’il joue à son émission de radio et se met à danser dessus sur un fond « bluescreen » composé d’effets psychédéliques dans la plus pure tradition des années 70. Cela devait être farfelue dans le temps, mais aujourd’hui, c’est simplement génial. Très kitsch!
Le niveau d’humour, quant à lui, me laisse perplexe. Le plus drôle, à mon avis, est l’humour physique des acteurs et de leurs personnages. Par contre, les dialogues sont bourrés de blagues plutôt très enfantines. Bon d’accord, c’est une émission créée pour un public cible assez jeune, mais je crois que même les blagues n’auraient pas pu faire rire mon moi de sept ans. La plupart des punchs souffrent d’ailleurs d’un mauvais montage. Dès que le personnage lance la dernière blague, un énorme bruit de trompette se met à sonner pour montrer le ridicule de la chose et la scène coupe…trop vite! Déjà que la minable blague nous laisse froid, la coupure bâclée vient en plus nous claquer droit au visage.
Ce qui est le plus surprenant, c’est que malgré la folie qui habite The Hilarious House of Frightenstein, chaque épisode contient trois segments sérieux et instructifs. Deux de ces topos sont à propos d’animaux, qu’ils soient exotiques ou domestiques. Mais le plus intéressant est le cours que donne un professeur (un vrai!) de physique. Bien qu’il soit le moins bon orateur de l’émission, ses propos sont très amusants et enrichissants! Qui aurait cru que j’aurais appris des principes de physiques de base d’un professeur habitant le château d’un vampire tarla!
The Hilarious House of Frightenstein est, sans jeux de mots, hilarant. Malgré les défauts dont il souffre, que ce soit le vieillissement du produit ou son dérayage humoristique, cette émission vaut véritablement la peine que l’on y jette un œil…mais vous risquez de ne jamais le ravoir! Mouhahahahahahaha!!!



• Dracula : Dead and Loving it (1995)
• Abbott and Costello Meet Frankesntein (1948)
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