RÉALISATION: Wes Craven
SCÉNARIO: Wes Craven
AVEC: Susan Lanier, Robert Houston, Martin Speer, Dee Wallace et Michael Berryman
Après le succès culte de son premier film The Last House On The Left, Wes Craven a attendu cinq ans avant de réaliser un deuxième film. L'attente en valait la peine. The Hills Have Eyes est peut-être loin d'être un chef-d'oeuvre, mais c'est un point fort dans la carrière du réalisateur.
Les Carter sont une famille tout ce qu'il y a de plus normal. Ils sont au milieu d'un long voyage les amenant en Californie. Au coeur du désert, leur voiture brise, les laissant seuls loin de la civilisation. Non loin de là, se trouve un clan de cannibales sauvages hantant les routes dans le but de trouver leur prochain repas. Comme le dit si bien un des posters du film: Les Carter ne voulaient pas tuer, mais ils ne voulaient pas mourir.
Sans être aussi violent que The Last House On The Left, le deuxième film de Wes Craven est semblable à son premier effort. Les deux films racontent l'histoire d'une famille anodine qui, confrontée à une situation horrifique, laisse sortir une rage incontrôlable, pour se venger.
Craven développe très bien ses personnages, tant du côté des bons que des méchants. La famille est constituée des deux parents, leurs trois enfants (tous dans la vingtaine), du mari d'une des enfants, leur bébé et deux chiens. Tous ces personnages apportent quelque chose à l'histoire, même les chiens. Certaines des meilleures scènes du film impliquent un des deux chiens attaquant les cannibales pour défendre ses maîtres. L'univers dans lequel vit le clan des cannibales est aussi très bien présenté. Chaque cannibale a sa propre personnalité. Le fait de bien connaître les deux clans rend l'histoire beaucoup plus originale que si Craven avait utilisé un approche à la Friday The 13th. J'ai trouvé le film très imprévisible. Tous les personnages qui, d'après moi, allaient mourir sont restés vivants, et vice versa.
Pour un film indépendant à très petit budget, The Hills Have Eyes a bien vieilli. Par contre, je ne crois pas qu'il l'ait fait aussi bien que d'autres films de la même époque, comme The Texas Chainsaw Massacre et Halloween. Vers la fin du film, Craven mise plus sur l'action que l'horreur, ce qui rend le film moins effrayant qu'il aurait dû l'être.
The Hills Have Eyes n'est peut-être pas aussi stylisé que les plus récents film de Craven (A Nightmare On Elm Street, Scream), mais ça demeure une oeuvre intéressante. Tous les amateurs de films d'horreur des années 70 ne voudront pas rater ce film culte.