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THE HITCHER1986
RÉALISATION: Robert Harmon The Hitcher est un petit film sympathique des années 80 qui a très bien vieilli. Il fait partie de ma liste de films préférés et est l’un des premiers suspense d’horreur que j’ai pu voir étant jeune. Lorsque qu'on m’a offert d’en faire la critique, j’ai vite sauté sur l’occasion de vous présenter ce petit bijou, étant donné que la sortie du remake arrive à grands pas et qu’il est toujours intéressant de visualiser l’original d’abord. Jim Hasley en est à son premier jour de travail pour un nouvel emploi. Il doit se rendre dans l’état voisin afin de remettre une voiture à son propriétaire. La route est longue, il fait nuit, il pleut des cordes et Jim tombe de sommeil. Soudain, une silhouette se distingue dans la pénombre. Un homme fait du "stop". Jim décide alors de faire monter l’homme afin de lui rendre service, mais aussi dans le but de lui tenir compagnie pendant le voyage, question de l’aider à rester éveillé. Effectivement, Jim ne s’endormira plus… Il s’avère que cet homme, John Ryder, est un psychopathe qui n’a qu’une seule envie: s’amuser à tuer tous ceux qui passent sur sa route, en faisant porter le chapeau à son bon samaritain. Le personnage de l’auto-stoppeur a souvent été exploité dans les films d’horreur, mais brièvement. Pour ce qui est de The Hitcher, tout le film y fait référence. La présence de John Ryder se fait sentir à chaque minute, même s’il n’est pas à l’écran. Le développement nous offre de bonnes poussées d’adrénaline. L’action commence dès le début et aucune longueur ne se fait sentir. Pour appuyer le scénario efficacement, nous avons droit à une musique propice à l’ambiance, et les décors sont plus que sublimes. Les personnages se promènent sur une longue route en plein milieu du désert pendant toute la durée du film. Ce sont tous les éléments idéaux pour nous faire passer un bon moment. Évidemment, qui dit qualité, dit défaut. La note non parfaite que j’ai attribuée au film est influencée par deux éléments qui viennent assombrir la qualité du film. Tout d’abord, les meurtres ne sont pas filmés en temps réel. Jim arrive toujours sur les lieux une fois que Ryder a fait son œuvre. Davantage de détails, plus de gore et voir le meurtrier en action auraient offert un meilleur résultat. Aussi, le personnage de Nash (Jennifer Jason Leigh), une serveuse de restaurant qui arrive un peu plus tard dans l’histoire, n’est pas très convaincant. Mais ce point négatif est attribué à une exagération du scénario et non à l’interprétation exceptionnelle de l’actrice. La jeune femme fait un peu trop vite confiance à cet inconnu couvert de sang et muni d’un pistolet. Elle croit trop vite à son histoire sans poser de questions. Elle décide même de le suivre pour l’aider et au péril de sa vie. Ça n’a pas vraiment de sens et leur alliance est beaucoup trop facile. Nous avons également droit à une distribution digne des années 80, avec quelques noms qui s’y sont assez bien imposés. Thomas C. Howell est excellent dans le rôle de Jim, même s’il arrive parfois qu’on ressent l’impression qu’il en fait un peu trop. Son interprétation, combinée au décor, nous entraîne dans les émotions du jeune homme qui nous fait ressentir son impuissance, son découragement et sa solitude. Le sort de Jim est vraiment entre les mains de Ryder et ce dernier prend un malin plaisir à le torturer mentalement. Tous les gens qui croisent leur route y passent, sans exception. Même les enfants ne sont pas épargnés. Plus le film avance, plus ses exploits sont sadiques et magnifiquement interprétés. Rutger Hauer est exceptionnel dans l’interprétation de ce personnage. Il s’est d’ailleurs beaucoup démarqué pour jouer ce type d’attribution. The Hitcher n’est pas le film du siècle, mais il nous fait passer un très agréable moment rempli de sensations fortes. Si nous en parlons encore après toutes ces années, c’est qu’il vaut la peine d’être vu malgré ses quelques défauts. Ce n’est pas pour rien qu’on l’a choisi pour en faire un remake. Espérons que cette mode ne viendra pas gâcher tout le charme de son prédécesseur, et qu’il saura se démarquer des autres remakes auxquels nous avons eu droit ces dernières années. Si Dave Meyers sait corriger les défauts de l’original, il saura sûrement nous offrir un produit parfaitement sanglant et cohérent.
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