HOMECOMING

2009

RÉALISATION: Morgan J. Freeman
SCÉNARIO: Katie L. Fetting
AVEC: Mischa Barton, Matt Long, Jessica Stroup, Micheal Landes et Allen Williamson

Morgan J. Freeman n’est pas LE Morgan Freeman ni même son fils. Ce qu’il est, c’est le monstre odieux qui a osé teinter le nom majestueux de Patrick Bateman en réalisant la sous-merde qu’est American Psycho 2: All American Girl. Avec Homecoming, Morgan J. Freeman monte la première marche du long escalier tortueux de la rédemption.

Pour l’occasion du retrait de son chandail de football, Mike décide d’emmener sa copine Elizabeth en week-end dans sa ville natale afin de la présenter à ses parents. Mais le week-end débutera très mal lorsque, à son arrivée, Mike découvre que son ex, Shelby, continue à dire qu’ils sont ensemble et qu’elle attend son arrivée avec impatience. Lorsqu’il la remmène à la réalité, Shelby tombera de plus en plus dans la folie, au point de garder Elizabeth en captivité chez elle.

Lorsque je dis que Morgan J. Freeman monte la première marche vers le pardon, je sous-entends que cette marche-ci est bel et bien dans l’escalier, mais qu’elle n’est pas la plus solide du lot. Homecoming n’est pas un grand film, mais réussit à tout le moins l’éternel défi d’être regardable.

Ce qui est dommage, c’est que le scénario de Katie L. Fetting (Method) n’est rien d’extraordinaire et ce contente d’utiliser les clichés du genre. Avec les personnages et les événements du film, le spectateur reste trop souvent en terrain connu. Ce qui surprend le plus, c’est l’acharnement que Fetting donne à ses personnages pour convaincre Mike de laisser sa copine du moment pour l’autre folle. Qu’un des personnages soit persuadé que Shelby est un meilleur choix pour Mike, on peut comprendre. Mais que toute sa famille et même presque tout le village soient contre le couple Elizabeth/Mike tient plus de l’obsession et enlève une grosse couche de crédibilité aux personnages et à l’histoire. Et ce n’est que la pointe de l’iceberg qu’est l’incohérence de bien des actions engendrées par certains personnages.

C’est ici que Freeman vient jeter son mojo sur le film en instaurant une réalisation convenue, mais parfois surprenante, qui vient sauver les meubles du scénario. Dans son ensemble, Freeman nous démontre une belle sensibilité dans son récit visuel et vient mettre le spectateur un peu dans sa poche et lui donnant envie de continuer, même s’il remarque certains défauts. Bien que le film manque juste un peu d’intensité, deux scènes clés viennent nous « flabbergaster » en nous offrant de l’horreur très efficace par la véracité de sa violence crue. C’est alors que Homecoming ne cache plus qu’il est un gros hommage à Misery autant par son récit que par ses scènes d’horreur.

Bien qu’elle soit très loin d’être Kathy Bates, Mischa Barton (The O.C.) nous montre qu’elle est, et je dis cela sans méchanceté, une salope d’enfer! Elle donne une belle saveur à son personnage. Autrement, les autres acteurs font de leur mieux, mais sans succès.

Il n’y a pas vraiment grand-chose à dire à propos d’Homecoming. C’est un film bien qui explore une histoire que l’on a déjà vue 1,000 fois avec des éléments qui sont loins de sortir de l’ordinaire. Par contre, dans le genre, c’est quand même mieux que bien des merdes qui ne font aucun effort sans atteindre l’efficacité de Misery, Single White Female et bien d’autres.

  • Dominic Paulhus

  • Misery (1990)
    • Single White Women (1992)

     

     
     


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