|
![]() ![]() ![]() ![]() ![]()
THE HOUSE BY THE CEMETERY1981
RÉALISATION: Lucio Fulci Sorti en 1981, The House By The Cemetery est considéré par bon nombre de fans de Fulci comme étant le dernier volet de la trilogie non-officielle des Portes De l’Enfer. Ce film avait donc la lourde tâche de succéder à deux des plus grands succès de Fulci, soient City Of The Living Dead et The Beyond. Des meurtres ont lieu dans une vieille maison en forêt, près d’un cimetière. Afin de pouvoir s’avancer dans ses recherches, le Dr. Norman Boyle y déménage, avec sa femme Lucy et leur fils Bob. Lorsqu’il apprend ce qui s’est passé, il tente de revendre sa maison, mais sans succès. Parallèlement, Bob a des visions au cours desquelles une jeune fille le prévient des dangers que renferment la maison. Il devra faire tout ce qu'il peut pour sauver sa famille. Contrairement à la croyance populaire, The House By The Cemetery n’est pas vraiment un film de zombies. Le ‘‘méchant’’ du film est en fait un mort-vivant qui vit dans le sous-sol et remonte une fois de temps en temps, histoire de faire de nouvelles victimes. Ce film de Fulci, tout comme plusieurs autres, est très ambiguë et, pour l’apprécier à sa juste valeur, il ne faut pas chercher à le comprendre entièrement. L’histoire n’a pas vraiment de sens et c’est au niveau de la réalisation que se démarque le film. Tout comme plusieurs autres œuvres de Fulci, The House By The Cemetery est esthétiquement très réussi. La direction photo de Sergio Salvati, qui a aussi travaillé sur beaucoup de métrages du même réalisateur, est impeccable. On voit aussi que le maître du gore italien a le soucis du détail. Chaque plan est bien mis en scène et l’image est très belle. De plus, Fulci a un don pour rendre n’importe quelle scène effrayante. À mon avis, ses films devraient être cités en exemple à tout étudiant en cinéma qui compte faire carrière dans l’horreur. En plus de posséder beaucoup de tension et de suspense, The House By The Cemetery offre quelques scènes plutôt gores, très agréables à regarder. C’est juste dommage qu’il contienne moins de scènes classiques que les autres films de Fulci datant de cette époque. Pour la musique, le réalisateur a cessé de collaborer avec Fabio Frizzi et a décidé de faire confiance à Walter Rizzati. Bien que ce dernier ait beaucoup moins d’expérience, il remplit aussi bien le mandat et le thème principal de The House By The Cemetery reste l’un des plus efficaces de la filmographie du réalisateur. L’une des autres compositions est également excellente et offre une certaine profondeur à l'histoire. Grâce à celle-ci, j’ai trouvé certains plans très poétiques. Pour son casting, Fulci s’est entouré de Katherine MacColl (l’héroïne de City Of The Living Dead et The Beyond), Paolo Malco (The New York Ripper), Ania Pieroni (Tenebre de Dario Argento) et Giovanni Frezza (Manhattan Baby). Si la plupart offrent des prestations fort acceptables, celle du jeune Giovanni, qui incarne Bob, est l’une des plus grandes faiblesses du film. En plus d’avoir des expressions faciales peu convaincantes, la voix qui le double est horrible. Je ne juge aucunement le film par son doublage, mais la voix de Bob est tellement agaçante que je ne peux le passer sous silence! À chacune de ses apparitions, j’avais envie qu’il soit la prochaine victime. Ironiquement, c’est l’un des seuls survivants, mais il fallait bien s’en douter. Dans les défauts, j’ai aussi trouvé que quelques effets spéciaux avaient mal vieillis, notamment l’attaque de la chauve-souris et ‘‘les yeux dans le noir’’. Aussi, le film souffre de plusieurs longueurs. Cependant, The House By The Cemetery, à défaut d'être mon Fulci préféré, vaut tout de même le détour et tous les fans du réalisateur se doivent de l’avoir vu.
| |||