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HOUSE OF THE DEAD
2003
RÉALISATION:Uwe Boll
SCÉNARIO: Mark A. Altman et Dan Bates
AVEC: Jonathan Cherry, Tyron Leitso, Ona Grauer, Jurgen Prochnow et Clint Howard
[…] Après avoir traversé le lac de lave, grâce à son fidèle lasso et combattu une horde de squelettes vampires, il arriva enfin au bout de son aventure. Devant lui se trouvait l’autel sur lequel reposait l’objet de ses désirs, le joyau précieux qui était gardé par tous ces pièges. Il avança, à pas timides, savourant ce moment de gloire. Il étira doucement son bras, sa main tremblait de frénésie. Il posa délicatement ses doigts dessus, caressant l’objet comme s’il s’agissait de son amante. Mais, lorsqu’il le prit, la pièce se mit à bouger, le plafond à tomber et un rugissement envahit la petite pièce. Notre héros s’élança alors vers la sortie, évitant des éboulis énormes ainsi que des lances acérées qui sortaient des murs pour le transpercer comme un vulgaire sheesh-kebab. Il aperçut au loin un vague filet de lumière, mais en approchant, il découvrit que le pont de pierres menant à son salut n’était plus. Prenant son courage à deux mains, il augmenta la cadence, ses jambes à bout de force. Puis, son pied droit juste au bord du gouffre, il sauta. Ce n’est que de justesse qu’il tomba à l’autre bout du pont, roulant sur lui-même. C’est en chancelant qu’il arriva finalement dehors. Il tituba quelque peu et tomba sur l’herbe, se laissant baigner dans la lumière si réconfortante du Soleil. C’est alors qu’il réalisa : il avait réussi. Il serrait contre sa poitrine l’objet légendaire. Notre héros, Dominic Paulhus, tenait entre ses mains House of the Dead!
Une bande d’amis se rendent sur une île afin de participer à un rave. Malheureusement pour eux, l’île est envahie par une horde de morts-vivants. Ils devront survivre jusqu'à l’arrivée des secours et découvrir ce qui se cache de louche sur l’île de la Mort!
House of the Dead est un film spécial pour moi. Pendant des années, je me suis fié à l’opinion populaire selon laquelle les films d’Uwe Boll n’étaient que de gros tas de merde. Puis, un jour, alors que j’étais à mon club vidéo, j’ai décidé de louer House of the Dead, par pure curiosité. J’ai alors eu la surprise de ma vie quand je me suis rendu compte que le film n’était pas aussi mauvais qu’on le disait. Pire! J’ai même aimé le film. Je ne pourrais jamais contredire quelqu’un qui me dit que c’est le pire film qu’il n’ait jamais vu, mais je peux certainement tenter de lui faire voir le film de mon point de vue.
Commençons fort, avec l’action! C’est ce qui m’a instantanément plu dans le film. Au début, c’est assez relaxe, mais lorsque la fameuse scène d’action de dix minutes arrive, je salive. Oui, elle est ridiculement longue et pour rien en plus. On dirait presque qu’Uwe Boll à décidé de mettre toute l’action de son film dans la même scène. Mais avouons sincèrement qu’elle est quand même bien faite. J’adore surtout les moments ou l’on voit les personnages tirer au ralenti alors que la caméra bouge autour d’eux. Le plan est peut-être bizarre dans le film, mais, si on le prend à part, je dois dire que c’est une image réussie et stylisée digne d’être dans un grand film d’action.
Cependant, je peux lui reprocher de ne pas avoir mis assez de gore dans son film, surtout considéré le matériel source du film, un jeu`vidéo de zombie extrêmement gore. Les zombies sont quelque peu décevants, n’étant pas vraiment dégueulasses. Même chose pour les effusions d’hémoglobines, qui se font anémiques! Le pire qu’on voit, ce sont des têtes explosées et du sang gicler, fait par ordinateur la plupart du temps. Pour un film d’horreur, c’est pas mal décevant.
De plus, je dois dire que les dialogues sont vraiment minables. Certaines lignes dites par les personnages frisent le ridicule. Premièrement, toutes les "voice-overs" au début du film sont d’un ennui, d’une banalité et d’une médiocrité mortelles. C’est sans compter que ce que nos personnages disent n’aide aucunement à les rendre crédibles, aimables et divertissants. Encore pire est la déclaration finale nous expliquant d’où viennent les affreux zombies.
Là où je dois mettre de l’eau dans mon vin est à propos de l’insertion des scènes du jeu. L’idée est bonne. Ça permet de faire des changements de plans plus actifs. Malheureusement, l’idée est en même temps assez débile, insérer des images de jeu vidéos, minables, dans un film! Mais bon, le cœur de Boll était à la bonne place!
Tout ça est sans compter les performances des acteurs. Celles-ci passent de mauvaises à simplement poches. La plupart des acteurs livrent leurs dialogues soit avec trop de conviction par rapport aux lignes cheesy qu’ils disent, ou alors semblent sur le pilote automatique. Les deux pires étant Jonathan Cherry et Clint Howard. Le premier parsème le film de quelques narrations, mais semble plus les lire que les jouer. Sans compter qu’il est l’un des héros de film les moins charismatiques du cinéma. Sinon, Howard, quoique jamais extrêmement convaincant comme acteur, livre habituellement une performance correcte. Ici, il semble une parodie de lui-même.
Comme vous pouvez voir par ma critique, je suis loin de penser que le film est parfait. Il a bel et bien son lot de problèmes techniques. Cependant, je me demande pourquoi ce film à reçue autant de haine et de fiel de la part des fans d’horreur! N’importe qui connaissant un peu le genre d’horreur a surement déjà écouté un film bien pire que ça. Dieu sait que j’en ai vu au cours de ma carrière chez Horreur-Web. Des films si pénibles à regarder, que juste poser mes yeux sur le titre en feuilletant ma collection et j’en ai des frissons. Des longs métrages si minables qu’ils font passer Uwe Boll pour Martin Scorsese! Alors, pourquoi haïr ce film autant? Est-ce que c’est parce qu’il avait plein de potentiel? Est-ce parce que c’est l’adaptation d’un jeu vidéo populaire? Plus haut le piédestal, plus dure la chute? Voilà ce qui me rend perplexe avec ce film. Est-ce cela le secret? Regarder le film à travers mes yeux? C'est-à-dire voir le long métrage comme une espèce de "Grindhouse" qui ne se prend pas au sérieux? Car dès que l’on accepte le fait qu’House of the Dead ne soit pas un beau morceau de filet mignon, mais plutôt un bon gros burger graisseux, c’est là qu’on peut finalement apprécier le film pour ce qu’il est!
Malgré tout ce que j’ai pu dire, pourquoi je m’acharne à aimer ce film? Pour l’ensemble de son œuvre! C’est un film cheesy, parfois intéressant, parfois poche, drôle même si ce n’est pas voulu et plein de bonne volonté. House of the Dead, c’est comme aimer une femme : même si elle fait des gaffes, même si elle nous enrage ou nous déçoit, on lui pardonne toujours à la fin parce qu’on aime comment elle nous fait sentir et le bonheur qu’elle nous apporte. Bref, on l’aime, tout simplement.



• House Of The Dead: Le Jeu Ne Fait Que Commencer (version française/Québec)


• House Of The Dead 2 (2006)
• House Of The Dead: Funny Version (2008)


• Resident Evil (2002)
• Alone in the Dark (2005)
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