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THE HOUSE OF USHER2007
RÉALISATION: Hayley Cloake The House Of Usher se présente comme une adaptation moderne de The Fall Of The House Of Usher, une des nouvelles les plus connues d'Edgar Allan Poe. Déjà adaptée plusieurs fois au grand écran (Roger Corman en signe une), c'est à se demander quel est l'intérêt, autre que financier, derrière cette nouvelle version destinée au marché direct-to-video. Après visionnement, le même questionnement demeure. Dans la nuit, Jill reçoit un appel lui annonçant que Maddy Usher, son amie de jeunesse, est décédée. Après avoir assisté aux funérailles de cette dernière, Jill est invitée au manoir familial par Rick, le frère jumeau de la défunte. Ayant déjà connu un passé amoureux ensemble, Jill et Rick ne tardent pas à se rapprocher. D'ailleurs, Rick insistera pour que Jill reste en sa compagnie quelque temps, lui qui souffre de la même maladie dégénérative que sa soeur. Mais au-delà de sa maladie, Rick affiche un comportement inquiétant. La jeune femme sera tiraillée entre son désir d'aider Rick et sa méfiance envers lui... jusqu'à ce qu'elle découvre le mystère de la famille Usher. Peu de mots nous viennent à l'esprit lorsqu'on se remémore The House of Usher sauf peut-être : facile, formaté et sans grand intérêt. Le premier film d'Hayley Cloake ne réserve aucune surprise et souffre du manque d'âme qui caractérise souvent les direct-to-video. Le problème du métrage réside d'abord et avant tout dans son scénario. Alors que l'essentiel du récit repose sur la relation entre Jill et Rick, celle-ci paraît ennuyeuse et très peu crédible. La psychologie des personnages est mal définie et cela se ressent dans le ton des dialogues entre les deux personnages. Austin Nichols (The Day After Tomorrow) et Izabella Miko (Coyote Ugly) ne livrent pas nécessairement de mauvaises prestations, mais leurs personnages paraissent complètement inanimés. Cette froideur aurait bien pu jouer en faveur du film, mais ici, rien ne semble se dégager du manoir Usher, si ce n'est qu'une atmosphère morne digne d'un hôpital. À ce sujet, il faut aussi mentionner que The House of Usher possède une esthétique beaucoup trop fade pour réussir à accrocher le spectateur. D'autres points font en sorte qu'on hésite à s'immerger totalement dans le métrage. Les raisons pour lesquelles Jill persiste à rester au manoir Usher sont nébuleuses et son attirance envers Rick manque de conviction. Aussi, la progression de l'intrigue se fait sans vigueur et bien que le film contienne peu de longueurs, sa fin se fait attendre. The House of Usher n'est pas très généreux en moments trépidants et enfile les scènes banales les unes après les autres. Même pour un spectateur étranger à la nouvelle de Poe, la structure narrative du film est beaucoup trop évidente pour ne pas la remarquer. En d'autres mots, The House of Usher est fort prévisible et échoue à maintenir son suspense de manière solide. Adapté d'un récit qui pourtant regorge d'idées intéressantes, le premier long métrage de Hayley Cloake ne fait nullement hommage au célèbre auteur américain. The House of Usher se visionne sans problème, mais pour une véritable expérience cinématographique il faudra chercher ailleurs. Un film d'une pertinence douteuse. The House of Usher est distribué en DVD par Think Film.
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