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THE HOUSE ON SORORITY ROW
1983
RÉALISATION: Mark Rosman
SCÉNARIO: Mark Rosman
AVEC: Kate McNeil, Eileen Davidson, Janis Ward, Christopher Lawrence et Lois Kelso Hunt
Avec une pochette qu'on pourrait confondre pour un film porno, il n'est pas surprenant que The House On Sorority Row n'ait jamais bénéficié de la même notoriété que bon nombre de slashers des années 80, bien que celui-ci soit un des meilleurs en son genre. Avec la venue du remake, simplement intitulé Sorority Row, espérons que le film de Mark Rosman soit enfin découvert par un plus grand nombre d'amateurs.
Pour célébrer leur graduation, sept étudiantes décident d'organiser un party dans la maison de leur confrérie. Malheureusement pour eux, madame Slater, la vieille femme responsable de leur confrérie étudiante, désire fermer la maison pour l'été le plus tôt possible et ne voit pas d'un bon oeil le désir de célébrer des étudiantes. Ignorant les avertissements, les sept filles demeurent sur place. Lorsque madame Slater perce le lit d'eau de Vicki en plein acte sexuel, celle-ci jure de se venger. Sa revanche tourne au drame lorsque madame Slater est accidentellement tuée. Paniquées, les sept étudiantes décident de cacher le corps de la vieille dame et poursuivre avec les festivités de leur graduation. En plein milieu de la fête, un mystérieux tueur apparaît pour s'en prendre aux étudiantes une à une.
Le premier film de Mark Rosman, un protégé de Brian de Palma, se veut un croisement entre Les Diaboliques et le roman pour adolescents I Know What You Did Last Summer de Lois Duncan. The House On Sorority Row n'apporte rien de spécifiquement original au genre, si ce n'est que c'est un film habilement ficelé qui se démarque des nombreux navets qui ont donné mauvaise réputation au slasher (Splatter University, Graduation Day). Bien que son réalisateur n'était pas un amateur de cinéma d'horreur (il a depuis réalisé A Cinderella Story et plusieurs épisodes de Lizzy McGuire) cela n'empêche pas le scénario de The House On Sorority Row d'être fort efficace. Rosman dépeint de façon plutôt réaliste la vie dans les confréries étudiantes, sans jamais tomber dans les clichés de films pour adolescents. Ses personnages sont attachants, et sans dire qu'on craigne pour leur éventuelle mort, disons qu'ils rendent la trame narrative beaucoup plus fluide.
Un des premiers slashers à mettre en scène les coupables d'un accident mortel se voir éliminer par un mystérieux tueur, The House On Sorority Row en a aussi délimité les règles. Le film joue bien avec la paranoïa des personnages suite à l'accident. Les filles ayant caché le corps de madame Slater dans la piscine creusée de la résidence, le scénario ne tâche pas d'exploiter le lieu à maintes reprises. Aussi, bien que l'identité du tueur s'avère au départ évidente, Rosman réussit néanmoins à installer un certain doute tout le long du film. La finale est quant à elle excellente, une des meilleures du genre. Dans celle-ci l'héroïne finale jouée par Kate McNeil (Monkey Shines) est anesthésiée dans le but de servir d'appât pour le tueur. Ce revirement de situation procure au réalisateur la chance d'être plus créatif visuellement, ce qui donne une touche européenne au film.
Puis, il y a les meurtres, l'emblème du genre. Sans rivaliser avec Friday The 13th ou The Burning, The House On Sorority Row contient quelques meurtres efficaces sans toutefois être très exubérants. Et c'est là que se cache le seul véritable défaut du film; les effets gores. Si la majorité des slashers se rivalisaient avec leurs meurtres bien sanglants, The House On Sorority Row bénéficie d'effets contradictoires à l'évolution des techniques de maquillage de l'époque. Mis à part une tête décapitée placée dans une toilette et un oeil crevé à l'aide d'une canne, le film est peu impressionnant côté gore. Heureusement, le réalisateur utilise un montage serré qui contourne les défauts de maquillage. On peut néanmoins donner crédit à Rosman, qui contrairement à plusieurs cinéastes, a choisi de montrer quand même ses meurtres à l'écran au détriment du hors champ.
The House On Sorority Row n'est pas un grand film d'horreur, mais c'est néanmoins un slasher de grande qualité injustement relégué aux oubliettes aux profits d'oeuvres qui lui sont inférieures. À voir au moins une fois pour ceux qui s'intéressent au genre.



• Sorority Row (2009)


• The Dorm That Dripped Blood (1982)
• I Know What You Did Last Summer (1997)
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