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HUMAN BEASTS1980
RÉALISATION:Paul Naschy J’ai souvent entendu parler de Paul Naschy, cet acteur, réalisateur, sénariste, producteur, cuisinier, amant, plombier et laveur de vitres Espagnol hyper reconnu. Il est évident que cet homme est à l’Espagne ce que Dario Argento a été pour l’Italie. Finalement, j’ai pu mettre la main sur l’un de ses films et découvrir par moi-même son talent mondialement reconnu. Au dire de plusieurs fans, Human Beasts n’est pas le meilleur film pour commencer à apprécier Naschy. Personnellement, j’ai trouvé que c’était en effet le cas, mais le long métrage m’a quand même donné le goût d’en apprendre et en voir d’avantage. Après avoir découvert Naschy sur pellicule, c’est toujours la même chose qui me vient à l’esprit en premier. Ce n’est pas son talent, ni sa présence, mais le fait qu’il ressemble à un mélange entre Lucien Bouchard et Jean-Louis Millette! Apres être tombé en amour, Mieko demande à son beau Bruno de l’aider à voler des diamants afin de pouvoir assurer un avenir financier à l’organisation de son frère. Malheureusement, Bruno est un tueur à gage sans scrupule et il tuera tous les alliés de Mieko avant de s’enfuir avec les pierres précieuses. Mortellement blessé, il sera recueilli par un médecin et ses deux filles. Mais alors que Bruno commence à aimer sa nouvelle vie parmi eux, d’étranges choses et meurtres se produisent et il se demande si c’est bien la réalité ou sa tête qui lui joue des tours. Contrairement à plusieurs synopsis de films de Naschy, Human Beasts n’est pas aussi fantastique que ses autres films. Au contraire, le film tire plutôt sur le giallo et le film de revanche. La première partie est concentrée sur les événements menant à la rencontre entre Bruno et le bon docteur. De ce côté, le film est assez normal, très loin d’être extraordinaire. Malheureusement, le scénario est assez inégal. Naschy semble vouloir faire un scénario trop complexe. Tout d’abord, son introduction est beaucoup trop longue. Le film ne semble vraiment commencer qu’après trente minutes. Durant ce temps, on voit un peu plus en détails les personnages, le vol de diamants et la fusillade entre Bruno et ceux qu’il a trahis. C’est bien intéressant, mais pas autant que le reste, ni que ce à quoi je me serais attendu. Après ce long épilogue, le film change de ton de façon radicale. Human Beasts devient alors plutôt un giallo plus léger que la moyenne. Ce que je veux dire, c’est que les meurtres et l’énigme font penser à un giallo, mais les massacres ne sont pas aussi élaboré ou jouissant qu’un bon Argento par exemple. C’est aussi dans cette partie que le scénario se corse. Naschy joue alors avec les genres, la réalité et nos têtes. Dans une même scène, on peut nous mettre sur une mauvaise piste, mais qui se passe dans un rêve de Bruno et revenir sur cette mauvaise piste, mais dans la réalité. On comprend que Naschy veut nous dérouter et créer un suspense à son film, mais cela semble trop forcé. De plus, l’introduction à ce film par Paul Naschy mentionne une histoire de cannibalisme. Malheureusement, cet élément de l’histoire est introduit de façon si subtile, que l’on n’y repense même plus avant la scène finale. On se doute bien que le potage dont le docteur parle souvent durant son film est fait avec de la chair humaine, mais l’élément aurait pu être mieux exploité dans ce genre de film, surtout venant de la part d’un réalisateur qui n’a pas peur de s’assumer dans les excès. Ce que j’aime de mes films d’horreur, ce sont les finales, particulièrement celles qui finissent mal. Pour Human Beasts, c’est exactement le cas. Même si le tout fini en queue de poisson, c’est le type de finale qui me fait frissonner de plaisir. Il y en a trop peu à mon avis et j’aime voir que pour ce film, Paul Naschy s’assume de ce côté. Pas aussi succulent que ce à quoi je m’attendais, Human Beasts reste un agréable divertissement. Au moins, Paul Naschy nous sert une scène de cochon qui mange un mec pas mal plus divertissante que celle dans Hannibal. Mais relisez-bien, je parle de cochon qui mange un mec, pas une cochonne qui mange un mec! Ce n’est pas la même chose, même si secrètement, j’aurais préféré une scène de ce genre dans son film ! Le film est distribué par Deimos Entertainment.
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