| |
iMURDERS
2008
RÉALISATION: Robbie Bryan
SCÉNARIO: Robbie Bryan et Ken Del Vecchio
AVEC: Terri Colombino, Frank Grillo, William Forsythe, Billy Dee William et Tony Todd
Noirceur. Noirceur. La noirceur m’entoure et ronge mon âme tel un corbeau dévorant l’œil d’un cadavre exquis. Impuissant est mon cri face à autant d’horreur. Tel est vraiment mon destin? Crépir au fin fond des Enfers? Et pour l’éternité me faire donner des DVD merdiques à critiquer? Ah futile fatalité de la vie!
Une bande de joyeux fripons s’amusent dans une salle de clavardage virtuel sur FaceSpace ( je n’invente rien ). Tous les mois, l’un d’eux propose un jeu aux autres. Bref, ce mois-ci, le jeu semble plus vrai que nature, car nos joyeux lurons se font tuer les uns après les autres. Des aventures s’ensuivent pendant une heure trente, on nous sert un « twist ending » et c’est fini. Ah, et Lando Calrissian joue un personnage qui n’a aucun but dans le film.
Mon résumé peut sembler pas mal bâclé et, sincèrement, je m’en fou. iMurders ne vaut pas la peine que je me force, ne vaut pas la peine que vous vous forciez, ne valait pas la peine que je le regarde et ne valait surtout pas la peine de gaspiller du gaz pour me l’amener à la maison. Sauvons la planète du réchauffement planétaire, n’achetons pas iMurders.
Après quelques minutes de visionnement, un mot devenait de plus en plus clair dans ma tête : « prétentieux ». Ce film pue la prétention à plein nez. Et pas juste le genre qui fait qu’un mec peut se penser le roi du monde parce qu’il est populaire au secondaire ou qu’il est le superviseur d’un Starbucks. C’est le genre de prétention qui fait qu’un homme non seulement réalise son film comme si sa technique tenait du génie, mais qu’il écrive un scénario en pensant qu’il est un mélange entre Diablo Cody et Quentin Tarantino. Je vous jure que jamais dans l’histoire de l’humanité, des dialogues aussi minables ont été prononcés, et ce, de la bouche des pires personnages de l’univers! Bien pire que Xcygfdgs de la célèbre pièce Un muffin pour mon Uranus de la planète X-s4tg54! Sincèrement, les scénarsites Robbie Bryan et Ken Del Vecchio ont pondu des dialogues qui se voudraient brillants, drôles et sarcastiques, mais qui sonnent comme un attardé qui essait de se commander du sushi en japonais.
Le pire étant le personnage interprété par William Forsythe, un professeur d’université qui se pense au-dessus de ses affaires et nous sert de fabuleuses répliques. Comme je disais plus haut, les personnages ne sont guères mieux développés, comme en témoigne la pitoune principale qui passe son temps entre envoyer chier son nouveau chum et lui dire qu’elle l'aime et lui d’accepter ça alors que ça ne fait que trois jours qu’ils sont ensemble. Ou bien on nous présente un personnage qui semble totalement folle à lier, que l’on suit à plusieurs de ses thérapies pour finalement terminer avec cet arc de l’histoire qui fini en queue de poisson. Ce qui, d’ailleurs, arrive durant tout le film. La plupart des événements n’aboutissent nulle part et servent plus à nous confondre que d’essayer de construire une histoire qui se tient debout. À force d’aller dans tous les sens, on se perd!
Assez parlé du scénario, passons au plat principal. Oui, il y a pire que le scénario et j’ai nommé, la réalisation. Je pourrais disséquer chaque scène pendant des heures, mais à quoi bon quand je pourrais passer mon point en ces quelques mots : « Robbie Bryan est le fils artistique de Ulli Lommel!!! ». Bien que sa médiocrité soit diluée en masse, il n’en reste pas moins que Bryan nous sert une réalisation hyper pompeuse avec des plans stylisés, des montages rapides et des scènes qui se surimposent l’une sur l’autre. Ce n’est pas assez d’avoir une indigestion à force de boire les paroles du film, il faut en plus qu’il nous étourdisse avec ses plans d’amateur.
Prétention. À coté de ce mot dans le dictionnaire, il y a la photo de la pochette d’iMurders. Tellement prétentieux, que Robbie Bryan a réussi à gâcher sa scène de sexe entre lesbiennes en la rendant trop artistique. IL A GÂCHER UNE SCÈNE DE SEXE ENTRE LESBIENNES!!!! MA SCÈNE DE SEXE ENTRE LESBIENNES!!!! ARGHHHHHHHHH!!! KABOOM!!! ( mon poing rentre violemment dans un mur sous une explosion qui me couvre virilement d’une couche de gyproc ).



• Cry_Wolf (2005)
• Valentine (2001)
| |
|