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I SELL THE DEAD
2008
RÉALISATION: Glenn McQuaid
SCÉNARIO: Glenn McQuaid
AVEC: Dominic Monaghan, Larry Fessenden, Angus Scrimm, Fanny Bryers et Ron Perlman
I Sell the Dead réunit plusieurs talents dans un même projet, mais malgré tout, l’effort collectif n’arrive pas à faire lever ce film inégal.
Arthur et Willie sont deux voyous qui ouvrent les cercueils afin de voler les cadavres pour les revendre. Mais après une vie de crime, ils se font prendre et condamner à se faire guillotiner. Alors qu’Arthur attend son tour, un prêtre lui intime de lui raconter sa vie. Ainsi donc, Arthur nous raconte comment il rencontra Willie et ses plus belles aventures.
D’emblée, comprenons bien que I Sell the Dead n’est pas un film médiocre. Il y a quelques éléments intéressants. Même ses petits défauts ne sont pas si pires, mais l’ensemble nous livre un film inégal que l’on oublie immédiatement après l’avoir écouté. Ce que je trouve décevant, c’est que le réalisateur Glenn McQuaid ne pousse pas la note du fantastique assez, alors qu’il nous en donne de petites bouchées ici et là. Alors que son récit commence dans un univers normal, plus le film avance, plus des événements fantastiques se produisent, comme l'apparition d'un vampire, le vol d'un cadavre extra-terrestre et un combat contre des zombies. Le tout nous est raconté autant textuellement que visuellement comme un conte macabre. Cependant, McQuaid ne fait qu’effleurer le tout en parsemant des éléments ici et là. À la place, il aurait très bien pu nous pondre un conte à la Tim Burton, ce qui aurait, à mon avis, fait bénéficier le long métrage.
Surtout que la réalisation appuie l’univers fantastique. À quelques reprises, McQuaid insère des arrières plan fait en CGI pour concocter un paysage fantaisiste, surtout au début de chaque mini récit que raconte Arthur, comme pour mettre en place son histoire. Par contre, dès que c’est fait, McQuaid oublie son paysage haut en couleur. Fido avait fait la même chose, afin de donner une aura spéciale à son film et cela lui avait réussi grandement. Dommage que McQuaid n’est pas fait la même chose. De plus, à quelques reprises, le film superpose ses scènes sur des dessins qui font penser à ceux de Repo! The Genetic Opera, ce qui pousse encore plus la réalisation vers le surréel. Mais encore là, cet élément n’est pas assez exploité, ce qui est très dommage.
Durant tout le film, Arthur nous raconte ses mésaventures et le long métrage est coupé en segments. La structure ainsi proposée ressemble à celle que Brian Singer avait faite pour son chef-d'œuvre The Usual Suspects. Bien entendu, les deux films sont à l’opposée l’un de l’autre. Le scénario de McQuaid, cependant, aurait dû mieux être structuré. Les segments, même s’ils coulent bien, semblent incongrus entre eux et nuisent au rythme. Au lieu d’être une même histoire en plusieurs volet qui coule naturellement, on a plus l’impression qu’en fait, I Sell the Dead est une anthologie regroupant des histoires, basant son rythme sur ce genre, ce qui ne donne pas le même ton général.
Ce qui est tout aussi décevant est le jeu inégal des acteurs. I Sell the Dead comprend des acteurs de renoms tels que Dominic Monaghan (Lost), Angus Scrimm (Phantasm), Ron Perlman (Hellboy) et Larry Fessenden (réalisateur de The Last Winter), mais ceux-ci semblent mal dirigés ou mal à l’aise avec le scénario, car à certains moments, leurs performances laissent a désiré. Dominic Monaghan, sur qui le film repose, s’en tire quand même très bien, mais son jeu manque parfois de charisme, ce qui nous laisse de marbre fasse à son personnage et ses péripéties. Même chose, bizarrement, pour Ron Perlman. Bien que son personnage soit très peu présent à l’écran, sa performance nous marque peu, son jeu étant trop adoucie et bizarre. Alors qu’avec un seul regard, il peut illuminer une scène, ici ses apparitions ne nous font guère réagir.
Déçus seront ceux qui s’attendent à un film sanglant et épeurant, car I Sell the Dead est surtout une comédie d’horreur. L’humour a une place très grande dans ce film, même s'il n’est pas toujours drôle. Les scènes d’horreur pure y sont très rares et pas toujours épeurantes. La première scène d’horreur, avec un vampire, est même fortement inspirée de The Evil Dead, mais en moins réussie.
Un élément qui m’a grandement agacé durant le film est la musique. Sans arrêt, on nous livre une musique de base qui s’apparente aux films minables réalisés pour la télé avec des accents de mélodies faits pour les comédies merdiques. La musique est tellement mauvaise et mal placée qu’on s’attend presqu'à entendre des bruits de pets de temps en temps.
Malgré tous ses défauts, I Sell the Dead nous met dans une position où chaque fois qu’on en révèle, on se dit : « Oui, mais…! ». Ce film sera peut-être pour vous, mais dans mon cas, il me laisse froid …comme un cadavre!



• Cemetery Man (1994)
• Fido (2006)
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