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JACK BROOKS: MONSTER SLAYER
2008
RÉALISATION: Jon Knautz
SCÉNARIO: John Ainslie, Trevor Matthews et Patrick White
AVEC: Trevor Matthews, Robert Englund, Rachel Skarsten, James A. Woods et David Fox
[Luigi entre dans la chambre de Mario et voit celui-ci couché par terre, entouré de champignons écrasés, à moitié mangés et de fleurs magiques fanées.]
Luigi : Mario….MARIO!!! Réveille-toi!
[Luigi lui donne de grandes claques au visage]
Mario : Uuurghhhh hu…
Luigi : Mario…. Non….Pourquoi tu as fait ça? Je t’ai averti de lâcher la drogue… Je te l’ai dit, Jack Brooks ne pourra pas être aussi populaire longtemps! Il a beau être hardcore quand il défonce des faces avec l’un de ses tuyaux de plomberie, mais ça ne veut rien dire. Tu as sauvé des princesses, tué des dinosaures géants à mains nues et tu portes la moustache avec fierté. Tu es le meilleur plombier superhéro!
Mario : Blurgh….
[Mario se mets alors à trembler, se régurgite dessus et fini par s’étouffer avec son propre vomi. Luigi tente de faire le bouche à bouche à son frère, mais sans succès]
Luigi : Mario….Mario…….MARIOOOOOOOOOOOO!!!!!!! Jack Brooks… Salopard…TU ES UN HOMME MORT!!!!
Après avoir vu sa famille tuée par un monstre, le petit Jack Brooks n’est plus le même. En vieillissant, il se met à avoir des crises de colère qu’il ne peut contrôler. Un beau soir, son professeur de chimie lui demande de venir à la maison réparer sa tuyauterie, vu que Jack est plombier. Mais, à la suite d’un accident, un monstre se fait réveiller et possède le professeur. Ce dernier, pendant l’un de ses cours, se transforme alors en monstre géant et attaque les élèves, les transformant en zombies. Il n’en tiendra qu’à Jack pour sauver tout le monde et faire face à ses démons intérieures.
Version réelle et gore de Super Mario Bros., Jack Brooks: Monster Slayer décoiffe! Le film, surtout la fin, se trouve remplie de gore avec des monstres épeurants, des têtes qui se font éclater, des élèves qui se font rentrer dans la gorge une espèce de pénis géant qui les transforme en zombie etc… Ce qui rend le gore encore plus appréciable, ce sont les effets spéciaux. Pour son premier film, étant un amateur du genre, Jon Knautz a décidé de ne faire que des effets à l’ancienne, les CGI ne servant ici que pour cacher les fils et autres défauts. Cela rajoute un ton années ’80 à l’œuvre. De plus, s’apercevoir que c’est une première réalisation, canadienne et que les effets sont aussi réussis et semblable à ceux dans Buffy The Vampire Slayer, est un pur délice.
Au début, le film est quelque peu long avant d’embarquer, car il prend bien son temps pour mettre en place ses personnages et son monstre final. Lorsque vient le temps à Jack Brooks de trouer des culs, le film déborde alors carrément d’action et de gore. D’ailleurs, la fin a des airs de ressemblances avec The Faculty en plus juteux. Jack se prépare alors à pénétrer dans l’école et de tuer tous les élèves transformés, ainsi que le professeur, devenu une espèce de Jabba the Hutt horrifique. C’est alors le carnage, avec des têtes écrasées, des monstres qui explosent et de l’action à revendre. Ce qui m’a le plus surpris, c’est que malgré l’humour présent dans le film, chaque fois que Jack Brooks tue un monstre, il ne dit rien. Je me disais d’avance que j’allais être déçu des "one liners" dit par le personnage, mais quelle surprise de constater qu’à la fin, il n’y a aucun dialogue pendant un bon dix à quinze minutes. Le film se concentre vraiment sur l’action et l’horreur, ce qui rend la scène encore plus jouissante et irréelle.
Même si le film vaut la peine d’être vu que pour la finale, Jack Brooks: Monster Slayer contient pas moins de trois acteurs qui volent la vedette! Il y a James A.Wood, qui fait un drogué « stone » carrément pissant, David Fox en quincaillier septagénaire qui ne semble plus être très lucide et la cerise sur le sundae, Robert Englund qui offre la meilleur performance de sa carrière depuis A Nightmare on Elm Street! Alors que son personnage de professeur se transforme, Englund doit jouer le tout avec énormément d’humour physique et il s’en sort haut la main. On a découvert que Bill Muray est spectaculaire dans des rôles dramatiques, et bien on vient de trouver le nouveau Jim Carrey en la personne de Robert Englund! Mais n’oublions pas le reste des acteurs qui sont tous aussi géniaux les uns que les autres, tel que Trevor Matthews qui joue Jack Brooks ou Rachel Skarsten qui fait la très irritante copine de Jack.
Mais comme je l’ai mentionné plus haut, le seul véritable défaut au film, est qu’il prend un peu trop de temps pour placer ses pions avant de se rendre au carnage final. Avoir mieux balancé le tout, les forces du film s’en seraient trouvées décuplées, même si l’attente en vaut la peine.
Véritable bombe indépendante à petit budget, je suis sorti de la salle avec le sourire aux lèvres et mon calendrier en main pour savoir quand est-ce que le film allait sortir sur DVD, que je puisse le revoir. Décidément, il faudrait garder l’œil ouvert pour le prochain film de Trevor Matthews, Patrick White, Jon Knautz et John Aislie, ce quatuor qui me rend un peu plus fier d’être Canadien!



• The Gate (1987)
• Night Of The Creeps (1986)
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