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THE KILLING KIND1973
RÉALISATION: Curtis Harrington Bien qu’il ait offert au cinéma d’horreur quelques films dignes de mention durant les années 70(The Dead Don’t Die, Ruby, Devil Dog), le cinéaste Curtis Harrington a aujourd’hui sombré dans l’oubli. Considéré comme un de ses meilleurs films, The Killing Kind, récemment réédité sur DVD, ne propulsera certes pas son réalisateur dans la cour des grands. Après avoir purgé une peine d’emprisonnement de deux ans pour un viol qu’il n’a pas commis, Terry retourne à la maison de pension dirigée par sa mère. Le jeune homme est à peine sorti que d’étranges accidents surviennent à son avocate et à la jeune fille qui l’a accusé! Voulant à tout prix croire en l’innocence de Terry, sa mère lève les yeux sur son comportement étrange à mesure que les victimes s’additionnent! Pour présenter un tueur en série efficace, les scénaristes de The Killing Kind ont doté leur protagoniste de traits psychologiques éprouvés. C’est ainsi que le timide Terry est mal à l’aise avec les femmes, cruel envers les animaux et entretient une relation incestueuse avec sa mère! Le scénario tente une approche réservée à son personnage au lieu de mettre en scène un tueur excentrique. Terry est le genre d’homme qui a toujours refoulé ses émotions et sa rage meurtrière en est le résultat! Malgré tout, jamais le personnage de Terry ne parvient à être crédible en tant que psychopathe. Joué par John Savage, un acteur aux traits doux et aux boucles blondes, le personnage ne semble qu’être un jeune adulte prisonnier d’une crise adolescente latente! On est bien loin d’un Henry : Portrait Of A Serial Killer. Ce qui est dommage, c’est que toute l’emphase est mise sur le personnage de Terry. The Killing Kind est peuplé de personnages secondaires savoureux trop souvent relégués au second plan. La mère de Terry est un personnage hyper riche dont la complexité aurait pu enrichir le film si elle avait été mieux développée. Même chose pour la voisine voyeuse de Terry qui apporte une touche mystérieuse à l’histoire pour finalement disparaître du déroulement narratif. Un autre personnage sous-développé est Lori, une jeune locataire qui sert en quelque sorte à titiller la tension sexuelle de Terry, mais qui finie que par être un simple morceau de viande pour l’assassin. Pourtant, ce n’est pas le talent qui manque. Les deux acteurs principaux, Savage et Ann Sothern ont une belle complicité. Le réalisateur Curtis Harrington maîtrise bien sa caméra et réussit à imprégner son film d’une atmosphère inquiétante. Le tout est également supporté par une excellente bande son de Andrew Belling. Le problème majeur c’est que le scénario n’offre rien de plus que les téléfilms horrifiques sans saveur de l’époque! Pour les intéressés, The Killing Kind est disponible sur DVD, gracieuseté de Dark Sky Films. Le DVD offre le film dans sa version intégrale avec une entrevue de 22 minutes avec le réalisateur. The Killing Kind n'est pas sans qualité, mais il ne comporte aucun élément qui le distingue de la masse. C'est dommage que ce soit un des rares films d'Harrington de disponible, car c'est loin d'être son meilleur!
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