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THE LAST WINTER2007
RÉALISATION:Larry Fessenden Fort de l’engouement pour son dernier film, Wendigo, et de sa carrière d’acteur, Larry Fessenden nous offre The Last Winter, son plus gros projet à date comme réalisateur. Même si le film semble être le petit frère de The Thing, il n’en est rien, malgré que les deux sont marqués par le thème de la paranoïa. The Last Winter est un film moins effrayant, mais avec un message social plus clair. Une compagnie pétrolière tente d’exploiter l’Alaska en envoyant l’une de ses équipes. Lorsque le chef, Ed Pollack, revient au campement après avoir eu l’accord pour commencer les travaux, des choses étranges commencent à se passer. L’un des membres est retrouvé mort, nu et gelé, près de l’ancien test d’exploitation effectué des années auparavant. Malgré les recommandations faites par un spécialiste, Pollack refuse d’envoyer son équipe se faire soigner, alors que tout le monde semble souffrir d’hallucinations. Ils devront donc tenter de percer le mystère : ont-ils réveillé des fantômes ou est-ce que Mère Nature est en sacra….? Les plus grandes histoires ne sont pas celles qui nous apprennent tout, mais plutôt celles qui ne nous expliquent rien. Voilà mon opinion en général sur les scénarios. Oui, j’aime bien finir un film en ayant tout compris, mais lorsqu’une œuvre m’offre peu ou aucune explications, j’apprécie d’avantage. Pour cela, The Last Winter me comble parfaitement. On ne sait jamais trop ce qui se passe ou qu’est-ce qui est la cause de tous les problèmes. Des fantômes? Mère Nature? Des hallucinations causées par des gaz que le réchauffement de la planète libère? Bien sûr, la fin tente de nous donner une certaine réponse cohérente, mais l’interprétation est alors très personnelle et diffère selon le spectateur. De plus, le reste du scénario est tout aussi bien fait et intelligent. Dans son film, Fessenden réussit à créer deux personnages qui sont des antipodes. L’un est un environnementaliste pur et dur, alors que l’autre est persuadé que de vider la terre de son pétrole est le meilleur moyen de servir l’humanité. Cette confrontation entre deux pensées populaires de notre génération est faite avec intelligence et sans mauvais goût. Aucun des deux n’a 100% raison ou tort, même si le film prône sans subtilité la pensée environnementaliste et nous incite à repenser notre façon de vivre. Par contre, la fin, sans mauvais jeux de mots, laisse de glace. Non seulement elle ne cadre pas du tout avec l’ambiance du film, mais elle semble carrément avoir été mis la en vitesse, sans sens de dénouement final. Et là, je ne parle pas de mystères scénaristiques comme j’ai indiqué plus haut, mais vraiment d’une fin moche qui laisse un mauvais arrière goût et qui gâche l’ensemble général du long métrage. Je me répète souvent dans mes critiques avec ce propos, mais il est important de réaliser que les dernières cinq minutes d’un films sont autant, sinon plus importantes que les quatre-vingts dix autres minutes précédentes. C’est comme manger un morceau de chocolat fin ou un verre de vin : préférez vous un premier goût délicieux suivit du pire arrière goût jamais vécu par un palais, ou une première saveur exquise qui se termine par une dernière note jouissive? La question se répond par elle-même! Le thème de la paranoïa est souvent peu ou mal exploité en horreur. Il n’y a que certains films qui ont été capable de travailler ce thème avec génie, comme The Thing et Bug. À mon avis, la paranoïa est bien plus effrayante que bien des monstres et autres affreusetés, car c’est quelque chose de bien réel qui peut arriver n’importe où, n’importe quand et à n’importe qui. Avec The Last Winter, Fessenden réussit quand même bien à façonner ce filon, mais pas avec assez d’aplomb. Il aurait été plus souhaitable qu’il traite de ce thème de façon plus prédominente et prononcée. The Last Winter a réussi à me donner encore plus le goût d’écouter Wendigo le film précédent de Fessenden. Sans être un grand film, on voit quand même bien que Larry Fessenden possède un certain talent, peut-être mal exploité dans ce film-ci ou pas encore totalement éclot.
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