LESBIAN VAMPIRE KILLERS

2009

RÉALISATION: Phil Clayton
SCÉNARIO: Paul Hupfield et Stewart Williams
AVEC: Mathew Horne, James Corden, Lucy Gaskell, Silvia Colloca et Paul McGann

Lesbian. Vampire. Killers. C’est tout ce que j’ai à dire!

Jimmy vient de se faire larguer, pour la huitième fois, par sa copine. Son meilleur ami, Fletch, tente de le conseiller de toutes les façons et lui propose de faire un voyage. Le destin fait en sorte que nos deux héros se retrouvent dans un petit village, le même ou l’ancêtre de Jimmy a tuer la reine des vampires lesbiennes il y a des décennies. Mais cette dernière est sur le point d’être ressuscitée et il incombera à Jimmy de découvrir son destin et sauver le monde des vampires lesbiennes.

Techniquement, j’aurais dû arrêter ma critique après mon introduction, n’ayant rien d’autre à dire afin de vendre le film. Mais vu que je suis un critique exemplaire, je vais élaborer sur le génie de Lesbian Vampire Killers.

Avec un titre pareil, il était primordial que le ralisateur Phil Clayton nous serve un film éclaté, qui ne doit pas se prendre au sérieux, et c’est ce qu’il a fait. Lesbian Vampire Killers est un film extrêmement drôle, beurré d’humour juvénile et sexuel. Il y a maintes blagues à propos des lesbiennes, du fait que Fletch ne baise pas ou bien que l’épée légendaire se nomme Dildoa et que son manche ressemble justement à un dildo. Cela est sans compter l’humour très noir inclus dans l’horreur et le gore comme lorsqu’une des vampires reçoit un coup de hache dans le crâne et se défend avec le manche qui dépasse de sa tête.

Lesbian Vampire Killers bénéficie également d’une réalisation magistrale et énergique. Au début, sa réalisation m’énervait un peu, installant beaucoup d’action à ses images lorsqu’il ne se passait rien, accélérant les plans, glissant énormément de sous-titres indiquant les lieux et j’en passe. Cependant, lorsque l’action débute, la réalisation prend tout son sens et ajoute une couche supplémentaire d’éclat et cela donne une ambiance de bande dessinée. Et ce n’est pas tout pour le visuel. L’univers créé pour le film est sublime, du vrai bonbon pour les yeux. Lorsque nos héros se retrouvent dans le repère de la reine, cet endroit est dépeint comme un endroit féérique avec beaucoup de couleurs et d’effets spéciaux flamboyants.

D’ailleurs, l’un des éléments de génie, à mon avis, est de mélanger l’humour et une réalisation d’action en même temps. Par exemple, Fletch se retrouve dans la salle de bain et se fait attaquer par une vampire. Lorsqu’un prêtre vient l’aider et attaque le démon avec une douche dont il bénit l’eau, Fletch se bat désespérément avec la vampire pour lui prendre les seins alors qu’elle se meurt et que le prêtre lui sacre une volée. Voilà un exemple parfait de l’humour débile qui habite le film.

Bien que le titre comporte le mot "Lesbian", le film n’est pas un sexploitation sexuelle tel que Vampyros Lesbos ou The Sinful Dwarf. La sexualité du film n’est présente que par les blagues du scénario et les quelques fois où l’on voit les vampires s’embrasser langoureusement. Ceux qui s’attendent à une espèce de porno soft à la Bleu Nuit seront donc déçus. Les fans de gores ne seront pas déçus, eux, le film en contenant plus qu’il n’en faut. Les vampires se font tuer de façons brutales et meurent dans des explosions de sang blanc opaque, giclant partout.

Drôle, excitant et enlevant, Lesbian Vampire Killers est l’une de mes découvertes de l’année! Je désire de tout mon cœur partager ma nouvelle passion pour ce film… et les lesbiennes!

  • Dominic Paulhus

  • • Les Tueurs De Vampires Lesbiennes (version française/Québec)
    • Vampire Killers (Titre alternatif/USA)

     

    Shaun of the Dead (2004)
    The Lost Boys (1987)

     

     
     


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