THE LOCALS

2005

RÉALISATION: Greg Page
SCÉNARIO: Greg Page
AVEC: John Barker, Dwayne Cameron, Kate Elliott, Aidee Walker et Peter McCauley

En Nouvelle-Zélande, il n'y a pas que Peter Jackson (Lord Of The Rings, Dead Alive) qui est capable de faire des films. En fait, c'est ce que tente de prouver Greg Page avec son premier film, The Locals.

Deux meilleurs amis, Grant (Barker) et Paul (Cameron), partent vers un village éloigné pour y faire du surf. Bien entendu, ils se perdent et se retrouvent dans une petite ville étrange. Les premiers habitants qu'ils rencontrent sont deux jolies demoiselles qui les invitent à un party. Les deux amis acceptent, mais les perdent de vue en route, après avoir provoqué un accident d'auto. Au milieu de nulle part, ils s'arrêtent devant une maison pour demander de l'aide. Avant même qu'ils aient pu cogner à la porte, ils sont témoins d'un meurtre. Le meurtrier les aperçoit et part à leur recherche. Ne pouvant repartir leur automobile, ils décident de se cacher dans la ville, à l'abris des habitants locaux, qui semblent tous être de mèche avec le meurtrier.

Il est facile de dire que Greg Page n'est pas Peter Jackson, mais il démontre un certain potentiel avec le début de son film. The Locals démarre un peu comme Wrong Turn. Deux personnages se perdent au milieu de nulle part et les habitants de la ville les poursuivent pour les tuer. Jusque là, c'est simple et efficace. Dans le but de faire changement, le réalisateur apporte un revirement narratif au milieu du film. C'est là que The Locals m'a perdu. Ce changement m'est apparu difficile à avaler, dû à son manque de logique. On dirait un long épisode de The Twilight Zone mal ficelé. C'est dommage, car en tant que slasher normal, The Locals avait beaucoup plus de potentiel. Le revirement dans l'histoire n'était pas nécessaire et fait un peu trop M. Night Shyamalan (Sixth Sense, Signs).

Le cinéaste réussit néanmoins à s'en tirer avec un film divertissant, en grande partie en raison du jeu des deux acteurs principaux. John Barker et Dwayne Cameron incarnent à merveille leurs rôles d'adolescents sans soucis. Ils n'ont rien du cliché de l'adolescent typique du film hollywoodien. Le réalisateur donne aussi un look différent à son film en utilisant un éclairage exagéré sur les acteurs et un minimum de lumière sur les décors.

Ce premier film de Greg Page reste une bonne petite curiosité. Pas un grand film, mais si Greg Page décide de rester dans le monde de l'horreur, je crois que ce sera un réalisateur à surveiller. D'ici là, il devra peaufiner son talent de scénariste.

NOTE

SUGGESTIONS

  • Dead & Buried (1981)
  • Dead End (2004)