A Lonely Place To Die

A LONELY PLACE TO DIE

2011

RÉALISATION:Julian Gilbey
SCÉNARIO: Julian Gilbey et Will Gilbey
AVEC: Melissa George, Ed Speelers, Eamonn Walker, Sean Harris et Alec Newman

Dès que j’ai eu fini d’écouter Triangle, je m’étais juré que désormais, je regarderais n’importe quoi avec Melissa George. Elle m’avait époustouflé dans ce long métrage. Lorsque j’ai vu que cette année, il y aurait un film avec ladite Miss George, j’ai sauté sur l’occasion! Mais j’ai oublié une règle essentielle, un coup de foudre n’arrive jamais deux fois, même avec la même personne.

Cinq amis ont loué un chalet en pleines montagnes écossaises pour faire de l’alpinisme. En pleine randonnée, ils découvrent une jeune fille enterrée vivante en plein bois. En tentant de la ramener au village le plus près, ils se retrouveront pourchassés par les kidnappeurs de la fillette, qui veulent ravoir leur butin à tout prix.

J’ai le vertige. Je mesure six pieds, et juste regarder par terre quand je suis debout me donne le tournis. À peine deux minutes que le film est commencé, et j’ai les mains moites. Sans parler des ronds de pisses dans mes shorts. Ensuite vient le générique d’ouverture et fini les sensations fortes.

Faut dire que le reste du film n’est pas nécessairement mauvais, mais l’action, quoique tout de même divertissante, n’atteint pas de niveau supérieur. En fait, le problème avec A Lonely Place To Die c’est qu’on a déjà tout vu ailleurs. On regarde une scène, on se dit que Rituals l’a déjà fait. On regarde un passage, on se dit que Deliverance l’a déjà fait. Donc, pas vraiment de surprises à l’horizon.

Ce qui n’empêche pas le film d’être divertissant et efficace. Les scènes d’action sont quand même réussies et enlevantes. Pour faire leur film, les frères Julian et Will Gilbey ont dû apprendre les mécanismes de l’alpinisme. Ils en sont même devenus friands et cette aventure transparait dans leur œuvre. Les scènes d’alpinisme sont vraiment excitantes et épeurantes. Très difficile de ne pas être mal à l’aise lorsqu’on voit les personnages à deux doigts de la mort, accrochés de peine et de misère sur une montagne.

Au moins chapeau aux frères Gilbey pour avoir écrit un scénario original. Non seulement l’élément de départ sort de l’ordinaire, mais le film nous offre plusieurs revirements et surprises tout au long du visionnement. Le film ne se passe pas du tout comme on l’aurait pensé et c’est ça qui réussit à nous captiver. Mais, dans ce genre de film, c’est souvent la photographie qui vole la vedette, et c’est le cas ici. On nous sert des paysages à couper le souffle! Une vraie carte postale…mais sanglante.

Les craques sont des endroits magiques. Tu peux perdre ton change dans la craque d’un fauteuil, tu peux perdre le regard dans la craque de seins d’une fille, tu peux découvrir ta sexualité en réalisant qu’un pénis rentre dans la craque du divan et tu peux y trouver des centaines de films, ni bons, ni mauvais, qui divertissent sans être inoubliables.

  • Dominic Paulhus

  • • Deliverance (1972)
    Rituals (1977)

     

     
     


    Horreur Web © 2003-2011
    Création/rédaction: Dany Champagne • Graphisme: Daniel Bérard