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MADHOUSE2004
RÉALISATION: William Butler Madhouse est la première expérience de William Butler en tant que réalisateur. En plus de nous avoir donné les scénarios de Return of the living dead: Necropolis et Rave to the grave, cet artiste nous avait démontré son talent pour la réalisation d’effets spéciaux dans Village Of The Damned et From beyond, puis en matière de maquillage dans From Dusk Till Dawn, Army Of Darkness et Buried Alive. Avec Madhouse, il nous a prouvé qu’il serait avantageux pour lui d’en rester à ses anciennes applications. Un jeune interne en psychiatrie (Joshua Leonard) est envoyé en stage dans un asile insalubre. Le personnel semble avoir des choses à cacher et se méfie de lui. Il y rencontre un étrange patient qui semble pouvoir lui en apprendre d’avantage sur le passé de l’hôpital, sur ses secrets et surtout, sur l’étrange petit garçon qui arpente les couloirs la nuit. Avec la distribution que nous offre Madhouse, je m’attendais à un film largement plus efficace. On y retrouve Joshua Leonard (Blair Witch Project), Dendric Taylor (Species) et Jordan Ladd (Cabin fever, Grindhouse). On ne sait pas trop comment interpréter le rôle de ces acteurs à leur première apparition, et leur façon de jouer nous agace parfois. Cependant, on s’habitue assez vite à leur façon de jouer. Pour ce qui est des deux autres personnages principaux, on reconnaît la performance habituelle de Lande Henriksen (Aliens, Pumpkinhead) dans le rôle du président de l’hôpital, et de Natasha Lyonne (American Pie, Blade Trinity) qui est pour sa part extrêmement convaincante. Malgré ce défaut, on se laisse tout de même entraîner dans l’histoire par curiosité, surtout grâce à la magnifique photographie offerte. Les décors sont très appropriés et s’harmonisent au scénario. La musique est très originale et nous glisse dans des sensations acceptables. L’ensemble du montage est bien ficelé. Combinant tous ces éléments, les scènes de meurtres sont très intelligentes, mais trop peu nombreuses. En général, notre satisfaction se tient dans la balance du début à la fin. On est plus souvent confirmé que surpris puisque le scénario, qui manque un peu d’originalité, est grandement prévisible sur les évènements qui découlent de la finale. Les indices sont trop flagrants et le mauvais jeu de l’acteur principal nous révèle facilement les secrets entourant l’énigme. En somme, Madhouse n’est pas vraiment un mauvais film. Il n’est qu’un film parmi tant d’autres, qui réussi tout de même à nous divertir grâce à l’ensemble de son montage et ce, malgré ses nombreux défauts. Vu le peu de contenu de son menu, le manque de surprise nous laisse comme un creux sur l’estomac. Plusieurs points auraient dus être moindrement plus positifs et Madhouse reste un film banal et un simple divertissement.
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