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MAGIC1978
RÉALISATION: Richard Attenborough La norme veut que lorsqu'un film d'horreur met en vedette une marionnette, celle-ci prendra vie et terrorisera son propriétaire. Magic a la distinction de ne pas emprunter la route facile. Dans ce film de Richard Attenborough, ce n'est pas de la marionnette qu'il faut se méfier, mais de celui qui la manipule! Corky est un magicien qui a de la difficulté à trouver son public. Il enfile les prestations dans les bars et les clubs dans l'indifférence. Tout cela change lorsqu'il introduit, dans son numéro, Fats, une marionette vulgaire à qui il donne vie grâce à son talent de ventriloque. Corky devient rapidement une vedette, apparaissant à la télévision et faisant salle comble à tous les soirs. Son agent réussit à lui obtenir un contrat qui lui permettrait d'avoir sa propre émission de télévision. Avant de signer le contrat, le studio de télévision doit faire passer une examen médical à sa future vedette. Lorsqu'il apprend cela, Corky pète les plombs et s'enfuit dans sa ville natale située en campagne. Après avoir renoué avec une ancienne flamme, l'état psychologique du magicien-ventriloque se détériore. La personnalité de la marionnette prend de plus en plus de place, allant jusqu'à dominer celle de Corky. Lorsque l'agent de ce dernier le retrouve, la personnalité de Fats devra agir pour ne pas que l'état mental de son "maître" soit découverte. Magic est un film d'horreur psychologique qui met en scène la descente vers la démence d'un individu. Initialement, j'ai été un peu déçu de constater que le film n'avait pas de "réelle" marionnette meurtrière, mais néanmoins, Magic offre quelque chose de beaucoup plus effrayant: Anthony Hopkins! L'acteur, aujourd'hui connu pour son rôle d'Hannibal Lecter, offre une prestation que vous ne serez pas prêt d'oublier. Souvent laissé seul avec lui-même (ou plutôt sa marionnette), Hopkins n'a pas peur de plonger dans le subconsient dérangé de son personnage. Malgré le manque d'élément horrifique distinct, l'acteur anglais réussit à rendre son personnage beaucoup plus angoissant que n'importe quel monstre. Le personnage de Corky a été maintes fois comparé à celui de Norman Bates et le parallèle n'est pas déplacé. Hopkins brille dans son rôle puisqu'il sait apporter toutes les petites nuances qui rendent réaliste l'état mental de Corky. À la base, Magic n'a rien de réellement intéressant à proposer aux amateurs de films d'horreur. Le scénario est plutôt lent, la réalisation un peu trop calculée et sa marionnette ne prend jamais vie! La réussite du film repose uniquement sur l'interprètation d'Hopkins. L'interaction qu'il a avec sa marionnette est excellente. L'évolution du personnage est très bien faite et il est difficile de ne pas être rivé à l'écran lorsque Corky se met à tuer sous les ordre de Fats. Les rares scènes de meurtres sont réussies, mais c'est vraiment la personnification de la folie de Corky qui est l'élément horrifique le plus marquant du film. Malgré le ton extrêmement sérieux du film, la domination de la marionnette est poussée au-delà des limites. Dans une des scènes, Corky est tellement dépossédé de sa propre personnalité qu'il imite un chien sous les ordre de Fats. Hopkins jappe et se roule par terre, sous le regard vide de Fats. C'est Dark Sky Films qui met finalement ce film culte sur DVD. Cette sortie saura plaire aux nombreux amateurs du film qui attendaient sa sortie depuis bon nombres d'années. Le DVD comprend un excellent documentaire sur la ventriloquie au cinéma. Celui-ci parle des nombreux films ayant comme vedette des marionnettes maléfiques. Il y a aussi des entrevues avec le directeur photo et Anthony Hopkins, ainsi que la fameuse bande-annonce qui avait fait un malheur lors de sa présentation en 1978. Je dois avouer que, tout le long du film, je désirais secrètement que Fats prenne vie et se mette à faire un carnage sanglant. Hélas, ce n'est pas le cas! Tout de même, je me contente volontiers de ce que ce film d'horreur psychologique a à offir. De plus, Magic est un "must" pour tous les fans d'Anthony Hopkins.
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