MEN FROM DEEP RIVER

1972

RÉALISATION: Umberto Lenzi
SCÉNARIO: Francesco Barilli et Massimo D'Avak
AVEC: Ivan Rassimov, Me Me Lay, Pratitsak Singhara, Sullalewan Suxantat et Ong Ard

Les films de cannibales furent très populaires à la fin des années 70 et au début des années 80, avec des titres tels que Cannibal Holocaust, Cannibal Ferox et Eaten Alive C'est Umberto Lenzi qui a, en quelque sorte, donné naissance au genre avec Man From Deep River.

Un photographe réputé se rend en expédition dans le Sud de l'Asie. Au beau milieu de nulle part, il est kidnappé par les membres d'une tribu d'indigènes. Prisonnier, il se voit forcer à exécuter des travaux divers. Lorsqu'il tue accidentellement un des dirigeants de la tribu, les indigènes lui vouent un respect inespéré. À l'aide de rites sadiques, les membres de la tribu tenteront d'assimiler le photographe à leurs coutumes.

Dieu merci, les films de cannibales sont devenus meilleurs avec le temps! S'ils étaient restés à l'image de Man From Deep River, le genre n'aurait jamais acquis la popularité qu'il a connu dans les années 80. Ma déception vient surtout du fait que je m'attendais à quelque chose de plus "grand-guignolesque"! Bien qu'il ait donné naissance à un des sous-genres les plus sanglants du cinéma, Man From Deep River ne contient pas beaucoup d'horreur. Mis à part quelques scènes de tortures animales (un prérequis du genre), il n'y a que deux minuscules scènes susceptibles d'intéresser les amateurs du genre. Celles-ci montrent des attaques cannibales assez barbares. Niveau gore, ça fait pitié, surtout si l'on compare le film avec Cannibal Ferox, une des oeuvres maîtresses de Lenzi.

Man From Deep River se veut une étude sociale plus ou moins réussie sur les chocs de cultures. Ce qui déçoit, c'est que contrairement à un film comme Cannibal Holocaust, les indigènes sont personnifiés par des acteurs et ça paraît. Leur jeu semble calculé, ils sont frais rasés et ont de belles dents blanches! L'histoire est peut-être plus inspirée que la moyenne du genre, mais elle devient rapidement redondante. Du moment que le photographe accepte son sort et tombe amoureux d'une indigène, le film bifurque en mode "eau de rose"! Les deux amoureux courent dans les champs de fleurs et se bécotent!! Disons qu'on est loin de la barbarie qui qualifie si bien le genre! La finale tente aussi de lancer une morale sur le mode de vie occidental, mais ça tombe à plat.

Malgré tout, le film n'est pas un ratage total. Les paysages sont somptueux et la mise en scène des nombreux rites se veut relevée. Je n'hésite pas à conseiller le film aux curieux qui ont tout vu en la matière de films cannibales. Par contre, attendez-vous juste pas à une orgie de gore...

  • Mr. Horreur-Web

  • Il Paese Del Sesso Selvaggio (version originale/Italie)
  • Le Pays Du Sexe Sauvage (version française/Québec)
  • Au Pays De L'Exorcisme (version française/France)

  • Jungle Holocaust (1977)
  • Massacre In Dinosaur Valley (1985)

    Venez discuter de Man From Deep River sur le forum.