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THE MAN WHO COULD CHEAT DEATH1959
RÉALISATION:Terrence Fischer Pour tous les fans du studio Hammer, les noms de Terence Fischer et de Christopher Lee les font saliver et quelques peu mouiller leurs petites culottes. Car Fisher a été l’un des pionniers des studios Hammer avec ses films tels que Curse of Frankenstein, Horror of Dracula ou encore The Curse of the Werewolf. De plus, encore grâce à Fischer, Christopher Lee fut propulsé au rang de superstar. Mais bien qu’ils aient participés les deux ensemble sur une multitude de projets, certains films comme The Man Who Could Cheat Death ont sombrés dans l’oublie… jusqu'à aujourd’hui! Tout semble réussir à George Bonnet : il est un médecin réputé, un sculpteur vénéré, il vient de retrouver l’amour de sa vie et il a trouvé le secret de l’immortalité! Cependant, il doit se faire opérer tous les dix ans et la date fatidique approche. Mais son vieux complice est rendu trop âgé pour tenter la procédure et plus George attends, plus le liquide qu’il boit pour rester en vie le rend instable mentalement, au point de tuer l’une de ses amantes, ce qui mettra un policier sur sa piste. Décidément, ce n’est pas la meilleure décennie que George Bonnet a connu! Sans être un grand film, The Man Who Could Cheat Death m'a comblé sur plusieurs points. Le principal étant de me donner une grosse dose de bon « cheesy ». Étant fan d’horreur et de vieux films, j’essaie d’écouter un long métrage comme j’aurais du le voir à l’époque, malgré ses effets spéciaux maintenant douteux, sans que cela n’affecte mon jugement. Cependant, je ne peux m’empêcher de voir des films tel que The Man Who Could Cheat Death avec un léger amusement par rapport à ses effets. Par exemple, alors que George est en décomposition, il demande à son amante de partir, mais elle refuse. George se retourne alors, prends un air grave et dit « Trop tard ». Ce qu’il y a de cocasse avec cette scène est la gravité avec laquelle on veut la faire passer en utilisant un puissant jet de lumière en dessous de son visage, comme s’il était dans un camp d’été, le soir, et qu’il désire raconter une histoire d’horreur en se mettant une lampe de poche sous le menton. Je sais très bien que ce sont les moyens de l’époque et cela n’enlève rien au charme ou à la puissance de la scène, même qu’au contraire, cela rajoute une couche de « cheesy » au tout et cela me plait particulièrement. L’un des aspects qui ma plu énormément est une scène ou George Bonnet et un jeune médecin discute des effets de l’immortalité sur la race humaine. Bonnet explique alors que, même si au début, ses recherches devaient aider le monde, il décida de garder cela secret, car rendre l’humanité immortelle serait une catastrophe. Cette scène possède des dialogues particulièrement intéressant et intelligent. Sinon, quoi dire de plus. Point de vue technique, le film est parfait. Fischer réalise son film avec sobriété et éclat tout à la fois. Il maîtrise parfaitement l’art de réaliser avec simplicité, quelque chose d’oublier aujourd’hui. Et j’ai particulièrement aimé le jeu d’Anton Driffing qui joue George Bonnet autant avec charme que d’hostilité. Petit trésor oublié d’Hammer Film, The Man Who Could Cheat Death refait surface plus brillant que jamais, gracieuseté de Legend Films.
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