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MASTERS OF SCIENCE-FICTION2007
RÉALISATION: Mark Rydell, Micheal Petroni, Micheal Tolkin, Jonathan Frakes, Darnell Martin et Harold Becker Avec le succès monstre connu par l’anthologie Masters of Horror, deux des producteurs, Ben Browning et Andrew Dean, ont décidé de changer la sauce miraculeuse pour un autre genre, la science-fiction. C’est ainsi qu’en 2007, le réseau de télévision ABC diffusa quatre des six épisodes produits. Est-ce un mauvais augure que deux des épisodes n’aient jamais été diffusé? Quelque peu… . Masters of Science-Fiction nous offre un lot d’histoires : The Discarded, un vaisseau plein de mutants reçoit la visite d’un vaisseau de la Terre pour apporter une bonne nouvelle, Jerry was a Man; une riche achète un être artificiel pour le faire reconnaître comme un être humain, The Awakening ; un ancien lieutenant militaire se fait sortir de la retraite pour examiner une forme de vie extra-terrestre, Watchbird ; un jeune génie crée des oiseaux mécaniques qui servent de vigile, A Clean Escape ; une psychologue tente de percer l’amnésie d’un patient et Little Brother; un jeune homme essaie de survivre à son procès tenue par un système informatique. Je ne connais pas la plupart des écrivains culte mentionnés plus haut, tels que John Kessel, Howard Fast et autres, alors je ne peux juger de l’ensemble de leurs œuvres. Cependant, il est facile de voir que les nouvelles dont les épisodes sont inspirés ont sûrement été diluées et saccagées par ceux qui les ont adaptées. Où alors, elles sont des torchons depuis le début. Parce que, mis à part deux épisodes, il me semble que les scénarios sont d’une nullité rare. Premièrement, la série au complet semble n’être qu’une vulgaire tentative de pamphlet anti-guerre et anti-politique. Qu’ils veuillent nous faire passer un message est très bien, voilà l’utilité de la science-fiction. Cependant, j’aurais préféré qu’on me le passe avec un peu plus de subtilité qu’un troupeau d’éléphant dans un magasin de porcelaine. Cela ne les aurait pas tué de s’enduire les doigts d’un peu de vaseline avant de nous enfoncer de force leurs piètres métaphores et messages sociopolitiques à la gomme. Ensuite, certains des scénarios sont complètement ridicules. Celui pour A Clean Escape, par exemple, n’est véritablement pas crédible. Qu’une psychologue traite un patient pendant dix mois et ne pète les plombs qu’après cette période de temps, surtout lorsqu’on sait la vérité, ne tient pas debout. C’est encore pire lorsqu’on apprend la raison pour tout cela. De plus, ce scénario possède les pires dialogues que je n’ai jamais entendus, avec The Awakening. Dans ce cas-ci, les personnages ne font que régurgiter des dialogues emplies de philosophie à deux sous tel que « Je crois que les sceptiques sont ceux qui sont le plus croyants, mais ils ont peur de l’admettre » ou le classique « Tu as enterré ton espoir avec ta femme », et ce, pendant près d’une désagréable heure. Mais cela est sans compter l’intrigue, mince comme une feuille de papier qui se déplie en une fin hyper atroce et saugrenue. Bizarrement, les trois pires épisodes se retrouvent tous sur le premier DVD. Il n’y a que Jerry was a Man qui sort un peu de la médiocrité, seulement dû par le jeu de Jason Diablo, qui joue le Jerry en question. Le personnage qu’il interprète est incroyablement drôle et est joué avec brio! Si ce n’était pas de ça et d’un éléphant miniature, l’épisode se retrouverait au même niveau que The Awakening et A Clean Escape. Ainsi, sur le deuxième DVD, se trouvent mes deux épisodes préférés dans le lot, The Discarded et Little Brother. Pour ce qui est de Watchbird, l’épisode est bien écrit, joué et réalisé, mais il manque un petit quelque chose qui rendrait le tout plus spectaculaire. The Discarded, quant à lui, est le meilleur de tous les épisodes. Premièrement, le scénario est habilement construit et ne possède pas de message gros comme le bras à nous faire passer en travers de la gorge. De plus, les costumes créés pour les mutants semblent tous droit sortis de vieilles séries de science-fiction des années 80-90, ce qui est un avantage en soi! Mais ce sont les performances de Brian Dennehy et John Hurt qui viennent élever le tout. Ce dernier, particulièrement, semble s’en donner à cœur joie dans son personnage de vieux cynique qui parle en prose. De plus, c’est le seul épisode qui propose une fin logique et savoureuse. Sinon, il y a aussi Little Brother que l’on peut regarder avec grand plaisir. Cet épisode est particulièrement réussi grâce au scénario qui nous fait réfléchir sur le terme de la pensée libre et l’intelligence humaine versus l’intelligence artificielle. Tout cela est présenté non pas de façon lourde, mais plutôt en sorte d’épisode de procès version futuriste mouvementé. Masters of Horror fut un succès car, malgré certains scénarios faibles, le talent des réalisateurs embauchés arrivait à élever le projet à la hauteur. Master of Science-Fiction ne fait que se fier sur les adaptations de vieilles nouvelles faites par des écrivains qui n’ont pas le talent de leurs mentors en plus d'être mis en scène par des réalisateur sans talent particulier. Une série qui fait mal à la science-fiction!
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