MAUSOLEUM
1983
RÉALISATION: Michael Dugan
SCÉNARIO: Robert Barich et Robert Madero
AVEC: Bobbie Bresee, Marjoe Gortner, Norman Burton, Maurice Sherbanee et LaWanda Page
Si Lamberto Bava (Demons) avait réalisé The Exorcist s'aurait eu pour nom Mausoleum. Et autant je respecte Bava, cela n'est pas flatteur pour Mausoleum.
Lors de l'enterrement de sa mère, Susan réveille par mégarde un Démon qui se trouvait dans une étrange mausolée. Maintenant adulte et possédée par le Démon en question, Susan se met à avoir d'étrange pulsions sanguinolentes. Ne pouvant plus les contrôler, son mari, sa femme de ménage et son jardinier vont passer un mauvais quart d'heure.
Anodines et incomplètes à première vue, ces trois petites phrases couvrent toutefois assez bien la totalité de Mausoleum. Devenu populaire grâce à une scène où les seins d'une femme possédée se transforment en petits Démons, Mausoleum a bien peu à offrir si ce n'est qu'un brouillard scénaristique dont l'auteur de ces lignes tente encore de s'échapper! Bien que tourné dix ans après la sortie de The Exorcist l'influence de ce dernier se fait encore sentir. Mais on est loin d'un sympathique Exorcism ou autre Beyond The Door! Mausoleum c'est de l'exploitation bon marché entre les mains d'un incompétent de service (dans ce cas-ci, Michael Dugan).
Au lieu de l'innocente petite fille possédée par le Démon que nous proposait le film de William Friedkin, c'est une ex-playmate (Bobbie Breesee) qui fait office d'innocente victime. Le prête a aussi été altéré pour un psychologue, qui malgré un enregistrement dans lequel sa patiente parle avec voix démoniaque, refuse de croire qu'elle est possédée! Le tout se culmine avec ce qui est certainement la façon la plus anodine de se débarrasser du Démon!
Un peu à la façon de Sil dans Species, le personnage personnifié par Bobbie Breesee se prélasse courbes en évidences pour séduire la gente masculine et ensuite tuer sa proie à l'aide de ses yeux qui s'illumine de couleurs fluorescentes. Si Mausoleum se présente au départ comme une série B au potentiel énorme, le peu d'amour dont lui porte son réalisateur élimine toute chance de divertissement. Seul les effets de maquillages de John Carl Buechler, qui en était à un de ses premiers films, valent la peine qu'on s'y attarde.
Mausoleum est distribué sur DVD par Deimos Entertainment dans une édition "double feature" qui inclue aussi le film Blood Song. Le film peut être visionné seul ou avec une option permettant de recréer l'expérience grindhouse, avec les deux films à la suite de l'autre et des bandes-annonces pour séparer le tout. Mignon. Par contre, prenez garde, les transferts visuels et sonores sont très décevants.
Les années 80 ont eu leur lot de mauvais films, de pâles copies et de suites inutiles. Mais de rendre mauvais un film dans lequel une paire de seins se transforme en petits visages de Démons, ça il fallait le faire!!



• Beyond The Door (1975)
• Demons (1985)
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