MIMIC

1997

RÉALISATION: Guillermo Del Toro
SCÉNARIO: Guillermo Del Toro et Matthew Robbins
AVEC: Mira Sorvino, Jeremy Northam, Giancarlo Giannini, Charles S.Dutton et Alix Koromzay

Après avoir remporté de nombreux prix avec son premier film, Cronos, ce n'était qu'une question de temps avant que le cinéaste mexicain Guillermo Del Toro (Hellboy) fasse son entrée dans le monde hollywoodien.

Une mystérieuse maladie ravage les enfants de la ville de New York. La maladie en question provient des coquerelles. L'entomologiste Susan Tyler réussit à créer une race de coquerelles qui sécrète un poison destiné à tuer l'entière population de coquerelles vivant à New York. L'opération est un succès et la provenance de la maladie semble avoir été détruite. Sauf qu'au lieu de mourir comme elle était supposée, la coquerelle créée par Susan a évolué et grossi. Trois ans plus tard, un spécimen aussi gros qu'un humain est retrouvé dans les égoûts. Dû à sa rapide évolution, la coquerelle a maintenant l'habileté d'imiter ses proies et ceci inclu maintenant l'humain.

Encensé à sa sortie, mais relégué aux oubliettes aujourd'hui, Mimic est un film qui mérite un bien meilleur sort. Avec son premier film d'horreur hollywoodien, Del Toro démontre qu'il est possible de faire un film de monstres sans tomber dans la banalité du genre. Mimic se démarque des autres films en son genre, puisque l'emphase n'est pas entièrement mise sur les bestioles du film. Le scénario, basé sur une histoire de Donald A. Wollheim, prend bien le temps de développer plusieurs personnages impliqués de près ou de loin avec les coquerelles meurtrières. Outre l'entomologiste très bien rendue par Mira Sorvino, Del Toro a su créer quelques personnages secondaires très attachants. Le policier bougon, interprété par Charles S.Dutton, et le petit garçon qui imite les bruits de pas avec des cuillères apportent de la profondeur à un type de film qui en a bien besoin.

Il y a une certaine question de morale derrière les méchantes bestioles de Mimic. Le scénario amplifie les effets néfastes de l'alternance de l'évolution de la nature. Le tout est bien sûr exagéré, puisque la possibilité qu'une espèce de coquerelle ait évolué au point de devenir de taille humaine est risible. Par contre, c'est là que Mimic endosse fièrement son étiquette de film d'horreur. Les coquerelles géantes sont à l'image d'une coquerelle normale, c'est-à-dire répugnantes. Tout en faisant beaucoup de ravage, elles ne nous sont jamais surexposées. J'ai aussi beaucoup aimé que Mimic ne mette pas en scène un super-héros macho comme vedette, mais bien une scientifique aux prises avec un problème qu'elle a elle-même créé. Je vante beaucoup les mérites de Mimic, mais il demeure que le film est loin d'être un chef-d'oeuvre. Par contre, ce qu'il fait, il le fait bien!

Le film n'a peut-être rien d'extraordinaire, mais au moins une fois par année, il me vient une envie incontrôlable de le regarder. Pour cette raison, je suis bien heureux de le posséder dans ma collection de DVD.

  • Mr. Horreur-Web

  • Métamorphose (version française/Québec)

  • Mimic 2 (2001)
  • Mimic 3: Sentinel (2003)

  • The Relic (1997)
  • Starship Troopers (1997)

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