MIMIC 3: SENTINEL

2003

RÉALISATION: J.T. Petty
SCÉNARIO: J.T. Petty
AVEC: Karl Geary, Alexis Dziena, Rebecca Mader, Amanda Plummer et Lance Henriksen

Mimic est une série particulière, puisque plus elle progresse, plus l'envergure des films diminue. Cela n'empêche pas le troisième chapitre, écrit et réalisé par J.T. Petty (Soft For Digging), d'être à l'image de ses deux prédécesseurs, c'est-à-dire bon, sans faire dans l'excès.

À 24 ans, Marvin est la dernière personne atteinte de la maladie de Strickler, causée par les coquerelles. Sa condition l'oblige à rester dans sa chambre, isolée de tout microbe pouvant provenir de l'extérieur. Pour passer le temps, Marvin photographie, à partir de sa fenêtre, les habitants de l'appartement en face du sien. Il s'est créé une murale détaillant les faits et gestes de ses voisins. Lorsqu'il croit avoir photographié un meurtre, Marvin s'embarque dans une histoire beaucoup plus complexe qu'il ne l'aurait cru. À l'aide de sa petite soeur et d'une voisine, il mène sa propre enquête qui le mènera tout droit sur la piste d'une bande de coquerelles géantes ayant survécu à l'extinction.

Fait rare pour une suite direct-to-video: le studio a engagé une réalisateur avec une vision et l'a laissé s'exprimer! Incorporant les fameuses coquerelles géantes à une histoire similaire à Rear Window d'Alfred Hitchcock, Mimic 3: Sentinel surprend par l'esthétisme de son visuel. Pour être en lien avec le passe-temps du personnage principal, bon nombre de scènes sont tournées selon le point de vue de l'appareil photo. L'action se déplace rarement en dehors de l'appartement, si ce n'est que pour nous montrer le monde extérieur au vu du photographe amateur. La technique est originale et bien maîtrisée par J.T. Petty. L'isolement de Marvin est ainsi très bien rendu.

Mimic 3: Sentinel est le chapitre comprenant le moins d'action et d'horreur. Il ne faudrait pas discréditer le film pour autant. L'horreur, compacté dans les quinze dernières minutes, a beaucoup plus d'impact que dans les deux autres films. Sans être prédominant, le gore est plus réaliste et brutal. La technique du "calme avant la tempête" sert très bien le film.

Par contre, à 76 minutes, le film est beaucoup trop court. Du moment que les personnages deviennent attachants, la finale nous est balancée. En fait, le film ne semble pas avoir de véritable troisième acte. En ce sens, la dernière scène est complètement ratée et m'a laissé sur ma faim. Sans ces défauts, Mimic 3: Sentinel aurait facilement été le meilleur film de la série.

Malgré un manque de budget flagrant, et l'indifférence des studios, la série Mimic continue sur le droit chemin avec ce troisième chapitre. Cette série est beaucoup mieux que sa réputation le laisse entendre et ce troisième film en est la preuve.

  • Mr. Horreur-Web

  • Mimic (1997)
  • Mimic 2 (2001)

  • Rear Window (1954)
  • Sick Girl (2006)

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